Assistants parlementaires du FN: Marine Le Pen a (encore) refusé de se rendre chez le juge

JUSTICE « Certains veulent instrumentaliser la justice pour interférer dans cette élection présidentielle », a martelé l’eurodéputée…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, le 2 décembre 2016, Paris.
Marine Le Pen, le 2 décembre 2016, Paris. — Nicolas Messyasz / Sipa Press

Elle l’avait déjà publiquement annoncé il y a quelques jours. Marine Le Pen ne s’est pas rendue à sa convocation ce vendredi chez le juge d’instruction dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants du FN au Parlement européen.

La candidate frontiste à la présidentielle, qui avait fait savoir par avance qu’elle ne se rendrait à aucune convocation avant la fin des échéances électorales « était bien convoquée ce matin et n’est pas venue », a relevé une source judiciaire.

« Je suis, moi, victime d’une opération politique »

« Je suis, moi, victime d’une opération politique menée par le Parlement européen depuis plus de trois ans. J’ai demandé moi-même la désignation d’un juge d’instruction dans cette affaire il y a plus d’un an, elle a été refusée. Comme par hasard, cette agitation arrive à quelques jours de l’élection présidentielle, personne n’est dupe », a déclaré la présidente du Front national (FN) sur France Bleu Berry.

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« Certains veulent instrumentaliser la justice pour interférer dans cette élection présidentielle, je ne participerai pas à cette instrumentalisation, les choses sont très claires », a martelé l’eurodéputée. « Si l’immunité parlementaire existe, c’est précisément parce que les législateurs sont conscients que le pouvoir peut être amené à se servir de la justice pour tenter de gêner ou de persécuter un opposant politique », a encore plaidé la députée européenne.

Interrogé sur BFMTV, son directeur de campagne, David Rachline, a, lui, assuré que « Marine (Le Pen) répondra de manière extrêmement claire, quand le moment sera venu ».