Images de Daesh sur Twitter: Vers une levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen

PARLEMENT EUROPEEN Cette éventuelle levée ne concernerait que cette enquête et pas celle sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires FN…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, présidente du Front national, lors d'un discours de campagne à Lyon le 5 février 2017
Marine Le Pen, présidente du Front national, lors d'un discours de campagne à Lyon le 5 février 2017 — Michel Euler/AP/SIPA

La décision définitive pourrait être prise dans les prochains jours. Une commission du Parlement européen a ouvert la voie, ce mardi, à la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, demandée dans le cadre d’une enquête sur la diffusion par la présidente du Front national de photos du groupe Etat islamique sur Twitter.

La levée de l’immunité de Marine Le Pen est demandée par le parquet de Nanterre, qui a ouvert une information judiciaire à son encontre pour « diffusion d’images violentes ». Cette éventuelle levée ne concernerait que cette enquête et pas celle sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen.

Les votes en commission généralement suivis en plénière

Les eurodéputés de la commission « Affaires juridiques » se sont prononcés en faveur de la levée de cette immunité, réclamée par la justice française. L’ensemble des députés doit maintenant se prononcer jeudi sur cette question, mais les votes en commission parlementaire sont généralement suivis en plénière.

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L’enquête du parquet de Nanterre fait suite à la diffusion par la présidente du FN en décembre 2015 de trois photos sur Twitter avec le texte « Daesh c’est ça ! » : un homme vêtu d’une combinaison orange sous les chenilles d’un char, un homme vêtu de la même manière enflammé dans une cage, et un corps d’homme décapité avec la tête posée sur le dos. Elle entendait protester contre le « parallèle ignoble » effectué selon elle par le journaliste Jean-Jacques Bourdin sur les chaînes BFMTV et RMC entre le groupe EI et le Front national.

Une information judiciaire a également été ouverte contre le député français apparenté FN Gilbert Collard, qui avait lui aussi tweeté une image violente ce jour-là, pour la même raison.