Gilbert Collard veut interdire les poursuites judiciaires à son encontre

LA BONNE IDEE Le parquet de Nanterre avait ouvert une enquête préliminaire pour « diffusion d’images violentes » après les régionales de 2015…

C. Ape.
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Gilbert Collard en avril 2015.
Gilbert Collard en avril 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une proposition de loi pour « emmerder les imbéciles ». Gilbert Collard a déposé une proposition de résolution visant à suspendre les poursuites… dirigées contre lui-même, rapporte ce mardi le Lab d’Europe 1. L’histoire remonte au mois de décembre 2015, au lendemain du second tour des élections régionales, lors desquelles le FN n’avait remporté aucune région.

Le député du Gard avait tweeté des photos d’exécution de l’organisation de l’Etat islamique pour protester contre les propos de Jean-Jacques Bourdin, qui avait évoqué face au politologue Gilles Kepel « une communauté d’esprit » entre deux formes de repli identitaire, la montée du FN et celle du djihadisme.

Une proposition de loi jamais examinée 

Le parquet de Nanterre avait alors ouvert une enquête préliminaire pour « diffusion d’images violentes », visant Gilbert Collard et Marine Le Pen, qui avait publié le même type de messages sur le réseau social.

Le Lab explique par ailleurs qu’à la mi-février 2017, le député du Gard apprend qu’un « courrier du garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, demandant à l’Assemblée nationale, à la requête du parquet de Nanterre, de lever son immunité parlementaire », a été envoyé.

Pour suspendre les poursuites, Gilbert Collard a donc déposé une proposition de loi le 20 février, et repérée par le site Contexte lundi 27 février.

Gilbert Collard, interrogé par le Lab, a justifié cette initiative en expliquant avoir agi pour « emmerder les imbéciles (…) et montrer l’action liberticide du gouvernement. » Il est à noter, rappelle FranceInfo, que cette proposition de loi ne pourra jamais être examinée, la session parlementaire s’étant terminée le 26 février.