Assistants parlementaires du FN: La justice «ne doit pas perturber» la présidentielle, estime Marine Le Pen

PRESIDENTIELLE Marine Le Pen a de nouveau contesté l’emploi de sa secrétaire et de son garde du corps comme assistants parlementaires européens…

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen sur le plateau du JT de TF1, le 22 fevrier 2017.
Marine Le Pen sur le plateau du JT de TF1, le 22 fevrier 2017. — PATRICK KOVARIK / AFP

« Je conteste formellement les faits qui nous sont reprochés. La justice (…) ne doit pas venir perturber (…) la campagne présidentielle, car c’est un moment démocratique important, fondamental », a déclaré sur TF1 la candidate du Front national.

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« Cette enquête aurait dû se dérouler plus tard », a poursuivi Marine Le Pen alors que sa cheffe de cabinet, Catherine Griset, a été mise en examen ce mercredi. « Cette forte activité judiciaire est étonnante à deux mois de la présidentielle », a estimé la candidate.

Un risque d'« instrumentalisation de la justice »

« On organise une perquisition dans mes bureaux, déjà perquisitionnés alors que je suis en voyage à l’étranger au Liban », déplore l’eurodéputée au sujet de cette perquisition qui a eu lieu lundi.

« J’apprends ma convocation par un journaliste », critique ensuite la présidente du FN qui pourrait, elle aussi, être visée par les investigations en raison de ses liens avec Thierry Légier et Catherie Griset. Tous les deux étaient salariés comme assistants au Parlement européen.

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« Mes assistants sont mis en garde à vue, j’apprends cette garde à vue sur Twitter… Il y a là un risque très lourd, on le voit bien, d’instrumentalisation de la justice », s’indigne Marine Le Pen. Le bruit de cette garde à vue courait pourtant dans l’équipe de la présidente du FN dès mardi. « Nous ne sommes pas dans la sérénité, l’impartialité, l’indépendance nécessaires à l’administration de la justice. Tout le dit ! » lance-t-elle encore.

« J’ai tourné les talons »

Egalement interrogée sur le fait que de nombreux chefs d’Etat refusent de la rencontrer, Marine Le Pen a invoqué le souhait de ces derniers de ne pas peser sur la campagne en cours. « En règle générale, les dirigeants n’aiment pas recevoir les candidats à l’élection présidentielle car ils y voient une forme d’ingérence », a-t-elle argué face à Gilles Bouleau.

Elle est ensuite revenue sur son rendez-vous avorté avec le grand mufti du Liban, motivé par le refus de la présidente du FN de porter le voile. « J’avais indiqué la veille aux instances présentes autour du grand mufti que je ne porterai pas le voile (…) Lorsque l’on a essayé de me mettre devant le fait accompli j’ai tourné les talons », a-t-elle expliqué.