VIDEO. Assistants parlementaires du FN au Parlement européen: Catherine Griset et Thierry Légier, deux proches de Marine Le Pen, placés en garde à vue

JUSTICE Le garde du corps et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen ont été placés en garde à vue...

20 Minutes avec AFP

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Marine Le Pen, candidate du Front national lors d'"assises présidentielles" à Lyon le 5 février 2017
Marine Le Pen, candidate du Front national lors d'"assises présidentielles" à Lyon le 5 février 2017 — CHAMUSSY/SIPA

L’enquête s’accélère. Thierry Légier et Catherine Griset, le garde du corps et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen ont été placés en garde à vue ce mercredi matin par les policiers de l’Office anticorruption (Oclciff), dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris sur des soupçons d’emploi fictif qui pèsent sur le FN au Parlement européen.

Les auditions de ces deux proches de la présidente du FN, confirmées par une source frontiste, ont lieu dans le cadre de l’enquête confiée par le parquet de Paris à des juges d’instruction depuis décembre. Ces auditions interviennent deux jours après une perquisition au siège du Front National à Nanterre.

Le Parlement européen réclame aussi 339.946 euros de salaires à Marine Le Pen

La justice soupçonne ces derniers d’avoir travaillé pour le Front national et non sur les questions européennes en dépit de leurs salaires versés par l’UE. Des soupçons pèsent également sur le fait que les salaires versés aient pu servir « directement ou indirectement à financer des contrats établis avec des groupes politiques du Parlement ou des partis politiques ».

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En parallèle, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen, élue dans ses rangs, un total de 339.946 euros de salaires qu’il considère indûment versés à Thierry Légier, en 2011, et à Catherine Griset, de 2010 à 2016, car ils n’auraient pas occupé les fonctions d’assistants pour lesquelles ils ont été payés sur des fonds publics européens. En l’absence de remboursement de la part de la candidate de l’extrême droite à la présidentielle, l’assemblée européenne devait commencer mi-février à recouvrer ces sommes en amputant de moitié l’indemnité de Marine Le Pen.