Parlement européen: Marine Le Pen sèche un vote sur le renforcement des contrôles aux frontières de Schengen

UNION EUROPENNE Le texte, tout de même adopté, se veut «une réponse aux menaces terroristes en Europe»...

M.C.

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Marine Le Pen, ici à Paris le 1er février 2017.
Marine Le Pen, ici à Paris le 1er février 2017. — J.E.E/SIPA

Elle dénonce régulièrement la « catastrophe sécuritaire » que représente l’espace Schengen, qualifié de « passoire » par le Front national. Marine Le Pen était pourtant absente jeudi lors d’un vote au Parlement européen qui avait précisément pour but de renforcer les contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne, rapporte le Lab politique d’Europe 1.

Présente mercredi à Strasbourg pour voter contre le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta), la présidente du parti d’extrême droite n’a cependant pas fait le déplacement le lendemain, comme l’a noté le journaliste Jean-Sébastien Lefebvre, pour le débat sur ce texte qui touche pourtant directement à ses thèmes de la campagne présidentielle. D’autres députés frontistes présents se sont abstenus, et l’un d’entre eux, Gilles Lebreton, a voté contre, note encore le Lab.

« Naïvement, nous avons cru que Schengen était un sujet important pour eux »

Le règlement, qui a tout de même été adopté le 16 février au Parlement européen, prévoit que « tous les citoyens de l’UE et les ressortissants des pays tiers entrant ou sortant du territoire de l’UE seront systématiquement contrôlés ». Il est présenté comme « une réponse aux menaces terroristes en Europe, illustrées par les attentats récents de Berlin, Bruxelles et Paris, et au phénomène des "combattants étrangers" ».

« On vote pour renforcer les frontières européennes et lutter contre la menace terroriste : Mme Le Pen n’est pas là, certains dans sa délégation votent contre, d’autres s’abstiennent », ont dénoncé les eurodéputés socialistes. « Naïvement, nous avons cru que Schengen et la lutte contre le terrorisme étaient un sujet important pour eux. Mandats fictifs ? », ont-ils encore ironisé, dans un communiqué intitulé « Le grand n’importe quoi du FN au Parlement européen ».