Colonisation, mariage gay: Macron tente de déminer après ses propos controversés

RETROPEDALAGE Le candidat «et de gauche et de droite» voit s’accentuer ses attaques contre cette stratégie tous azimuts...

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron le 14 fevrier 2017.
Emmanuel Macron le 14 fevrier 2017. — STRINGER / AFP

Emmanuel Macron réunit samedi ses partisans pour un meeting à Toulon, au moment où sa campagne voulant réconcilier gauche et droite est brouillée par des propos controversés sur la colonisation ou le mariage homosexuel.

Entre critiques sur son programme trop flou et sur les contradictions de ses discours, le candidat «et de gauche et de droite» voit s’accentuer ses attaques contre cette stratégie tous azimuts.

«A force de faire le grand écart, on se fait mal»

Pour son rival socialiste Benoît Hamon, «courir plusieurs lièvres électoraux à la fois vous amène à tenir des propos confus, indécis, finalement assez troubles». «A force de faire le grand écart, on se fait mal», persifle un ténor de droite. Venu vendredi dans le Vaucluse présenter son programme en matière de sécurité en terre FN, le jeune candidat d’En Marche, en bonne position selon certains sondages pour accéder au second tour de la présidentielle en raison notamment de l’affaire d’emplois présumés fictifs handicapant François Fillon, s’est défendu de ce procès en incohérence.

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«Ce n’est pas un grand écart de vouloir donner une place à chacun (…) La société française est faite de beaucoup de grands écarts et donc, il faut parler à tout le monde», a plaidé l’ancien ministre de l’Economie.

S’il prône désormais la «tolérance zéro» à l’égard de la délinquance, il envisageait dans son livre «Révolution» que le vol, sauf circonstances aggravantes, ne soit plus passible d’une peine de prison.

Deux polémiques en une semaine

Jeudi, Emmanuel Macron avait jugé que les opposants au mariage homosexuel avaient été «humiliés» durant le quinquennat. Ses propos ont provoqué un tollé à gauche et chez les associations LGBT, le poussant samedi à faire un mea culpa dans L’Obs en promettant à «la communauté homosexuelle», elle aussi «humiliée», de «toujours trouver en (lui) un défenseur». Il s’est par ailleurs dit favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples lesbiens, une mesure honnie par «la Manif pour tous».

En qualifiant en début de semaine en Algérie la colonisation de «crime contre l’humanité», le candidat a déclenché une autre polémique qui l’a contraint à s’expliquer, face à l’offensive portée par la droite et le Front national. Dans un sud-est de la France qui accueille une grande partie des pieds-noirs et de leurs descendants, Emmanuel Macron a dû affronter l’émoi de certains d’entre eux, venus l’interpeller vendredi lors de son passage à Carpentras (Vaucluse).