VIDEO. Quand François Fillon regrettait que «le système politico-médiatique passe sur les affaires»

ARCHIVE Alors que le candidat LR est plus que jamais empêtré dans l’affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, une archive vidéo publiée ce mercredi le montre déplorant « l’abaissement de la morale publique »…

Martin Guimier

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François Fillon lors de sa conférence de presse à son QG à Paris, le 6 février 2017.
François Fillon lors de sa conférence de presse à son QG à Paris, le 6 février 2017. — Martin BUREAU / AFP

François Fillon voulait être le candidat de la morale et de l’éthique. C’est raté. Entre temps, l’affaire concernant les présumés emplois fictifs de son épouse est passée par là entachant durablement l’image de probité que le député de Paris souhaitait véhiculer.

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Une archive vidéo de FranceInfo, exhumée par le média en ligne Brut, ne manque pas de rappeler le positionnement sans concession de l’ancien Premier ministre quant à l’importance de l’honnêteté en politique. Un document qui, à la lumière des événements actuels, se révèle pour le moins embarrassant pour François Fillon.

A l’instar de son discours à Sablé-sur-Sarthe, où il prononçait cette phrase désormais célèbre : « Vous imaginez le général de Gaulle mis en examen ? » à propos de Nicolas Sarkozy, cette interview, datée du 2 septembre dernier, montre un François Fillon soucieux quant à l’éthique en politique.

Les médias (déjà) mis en cause

Dans cette séquence, après avoir expliqué « qu’il y a un problème d’abaissement de la morale publique et du niveau éthique dans la vie politique », François Fillon critiquait les « ministres qui ne paient pas leurs impôts et qui ont des comptes en Suisse ». Avant de s’en prendre aux médias : « Ce que je mets sur le même plan, c’est la manière dont le système politico-médiatique passe sur toutes ces affaires. Tout ça, ça fait la une pendant trois jours et puis ensuite c’est fini, on n’en parle plus. (…) Si on veut rétablir l’autorité dans le pays, je dis qu’il faut des responsables politiques honnêtes, irréprochables. »

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Une critique formulée à l’égard du traitement médiatique des affaires judiciaires concernant Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, ses deux principaux concurrents à la primaire de la droite. Des propos qui détonnent avec les récentes déclarations du candidat à la présidentielle, qui s’est plaint de faire face à « un tribunal médiatique », d’être « victime d’une attaque impitoyable, partiale, sept jours sur sept, vingt-quatre h sur ving-quatre ». Autres temps, autres mœurs.