VIDEO. Affaire Théo: Le Roux qualifie le viol présumé de «tragique accident» avant de se rétracter

RETROPEDALAGE Ce qui n’a pas échappé aux internautes…

C. Ape. avec AFP

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Le Premier ministre Bernard Cazeneuve sanctionne les violences qui éclatent partout en France.
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve sanctionne les violences qui éclatent partout en France. — Pablo GARRIGOS/EU/SIPA

Le chef de l'Etat veut « que la justice passe », Bruno Le Roux souhaite rapprocher « police et population » et « le respect » : l’exécutif a tenté ce mardi, sur le terrain, d’endiguer la vague d’incidents dans les banlieues, qui ont fait irruption dans la campagne présidentielle en réaction à l’affaire Théo.

« Il faut que la justice passe », a déclaré le chef de l’Etat mardi matin lors d’un déplacement dans une mission locale d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à l’issue d’une nouvelle nuit de violences qui a débouché sur 25 interpellations.

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« On ne peut pas accepter, à cause d’un drame que j’ai moi-même dénoncé, qu’il y ait de la casse », a ajouté François Hollande, qui s’était rendu la semaine dernière au chevet de Théo, jeune noir de 22 ans victime d’un viol présumé lors d’une interpellation le 2 février et toujours hospitalisé.

« Inapproprié »

En déplacement à la mi-journée à Sarcelles et Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), Bruno Le Roux, a jugé que « ceux qui manifestent en cassant ne servent en rien les intérêts qu’ils prétendent mettre en avant ».

Le ministre de l’Intérieur s’est de nouveau exprimé sur cette affaire lors des questions à l’Assemblée. Interrogé par le Républicain Eric Ciotti, qui réclame l’interdiction des manifestations contre les policiers, Bruno Le Roux a condamné les violences et qualifié le viol présumé dont a été victime le jeune homme de 22 ans de « tragique accident ».

« Vous parlez de la situation qui a été générée par l’accident, le tragique accident dont a été victime le jeune Théo, a-t-il dit. Je voudrais d’abord, en appelant à la sérénité et au calme, dire et rappeler que la justice est saisie et que rien ne peut justifier la moindre exaction aujourd’hui dans nos quartiers, que la justice passera, le président de la République l’a réaffirmé. Par-là même, ceux qui mènent aujourd’hui des campagnes de pillages, des campagnes pour brûler des poubelles, des campagnes pour attaquer des commissariats, des campagnes pour dégrader les biens, seront punis, seront sanctionnés et sont d’ores et déjà arrêtés parce que rien ne peut justifier leur comportement. »

Une qualification qui a heurté certains internautes, insistant sur l’importance du terme viol.

Plus tard dans la journée, le ministre de l’Intérieur a lui même concédé que le terme n’était pas « approprié ».