Aurore Bergé rejoint Emmanuel Macron... et se fait vanner sur Twitter

POLITIQUE La jeune élue des Républicains, ex-responsable de la campagne numérique d’Alain Juppé, a annoncé ce mardi avoir rejoint les rangs d’Emmanuel Macron…

Martin Guimier

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Aurore Bergé le 18 janvier 2014 à Magny-Les-Hameaux
Aurore Bergé le 18 janvier 2014 à Magny-Les-Hameaux — MARTIN BUREAU AFP

Elle est la première juppéiste à sauter le pas. Aurore Bergé, 30 ans, élue LR à Magny dans les Yvelines, a annoncé ce mardi rejoindre le mouvement «En Marche!» d’Emmanuel Macron. La jeune et désormais ex-figure des Républicains se serait décidée après avoir assisté au meeting du «candidat marcheur» à Lyon le 4 février dernier.

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Le « choix de la cohérence »

Pour Aurore Bergé, «le choix est simple : celui de la cohérence et de la fidélité à ses valeurs, ou celui d’une logique d’appareil», écrit-elle dans une tribune parue dans L’Obs. La coordinatrice de la campagne numérique d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite explique que «la droite [l’]a définitivement perdue quand elle a choisi un candidat, François Fillon, qui a proposé de revenir sur l’adoption plénière pour les couples homosexuels». Et justifie sa propre volte-face en affirmant ne pas pouvoir «suivre sans réfléchir la ligne du parti». La jeune élue avait pourtant rejoint DroiteLib, mouvement pro-Fillon et anti-Macron en janvier dernier.

«Girouette politique»

Un revirement politique donc, qui n'a pas laissé indifférent sur Twitter ... et qui a même fait l'objet de nombreuses railleries. Certains internautes la résumant à une «opportuniste» :

D'autres l'associant directement à une girouette ...

«Chat noir» des campagnes 

Les plus supersticieux (ou médisants) d'entre eux ont même pointé du doigt une caractéristique peu flatteuse de la nouvelle «marcheuse». Celle-ci a participé à deux campagnes électorales pour autant de défaites. Il s'agissait donc de la campagne d'Alain Juppé, dans le cadre de la primaire des Républicains, mais aussi des municipales de 2014, qu'Aurore Bergé avait disputées aux côtés de Nathalie Kosciusko-Morizet (battue au second tour). 

Pour Emmanuel Macron, ne reste plus qu'à espérer que celle qui se définit comme «une libérale, progressiste, féministe» ne réalise pas la passe de trois.