Affaire Théo: Marine Le Pen rend les politiques responsables des violences commises à Bobigny

FAIT DIVERS « Par principe, je soutiens la police, sauf démonstration par la justice », a-t-elle répété…

D.B. avec AFP

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Marine Le Pen dans l'Emission politique, le 9 février 2017 sur France 2.
Marine Le Pen dans l'Emission politique, le 9 février 2017 sur France 2. — THOMAS SAMSON / AFP

Les conséquences de l’affaire Théo donnent décidément du grain à moudre à Marine Le PenLa présidente du Front national a dénoncé dimanche « la responsabilité des politiques qui nous ont gouvernés pendant des années » dans le « laxisme » qui a débouché sur les violences ayant entouré samedi une manifestation en soutien au jeune Théo à Bobigny.

« Des mauvaises habitudes ont été prises, certains pensent qu’ils peuvent agir en toute impunité, et ils auraient tort de penser l’inverse puisque depuis des années précisément c’est l’impunité qui est à l’œuvre », a-t-elle ajouté sur Europe 1/iTélé/Les Echos.

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« Donc il faut passer un sacré tour de vis, si je puis me permettre, redonner aux policiers les moyens de leur action », a dit Marine Le Pen en appelant à « un réarmement matériel », avec notamment une augmentation des effectifs policiers, et « un réarmement moral ».

« Par principe je soutiens la police »

Enfin elle a jugé « terriblement grave que des responsables politiques jettent l’opprobre sur l’intégralité de la police » après le viol présumé subi par le jeune Théo. « Par principe, je soutiens la police, sauf démonstration par la justice » que « des actes qui seraient effectués en violation de la loi » aient pu être commis par « un ou deux individus », « et, dans ces conditions-là, la justice passe ».

Trente-sept personnes ont été interpellées samedi soir en Seine-Saint-Denis après des incidents. Près de 2 000 personnes s’étaient rassemblées dans l’après-midi devant le tribunal de Bobigny pour réclamer « Justice pour Théo ». Après plus d’une heure de manifestation dans le calme, des policiers postés sur une passerelle ont reçu des projectiles. Des bruits de pétards et des mouvements de foule ont suivi. Des casseurs s’en sont pris à des vitres d’immeubles et au mobilier urbain et deux voitures ont été incendiées en marge de la manifestation.

« Les Français n’en peuvent plus, je vous le dis sincèrement, de voir détruit, brûlé, saccagé ce qu’ils ont tant de mal à payer par leurs impôts », a assuré Marine Le Pen, tandis que Bobigny déblayait dimanche les stigmates de ces violences.