Presidentielle: François Fillon estime que l’élection présidentielle est «encore gagnable»

PRESIDENTIELLE Tout « se joue dans les quinze derniers jours », au mois d’avril...

20 Minutes avec AFP
— 
François Fillon, candidat Les Républicains à la présidentielle, le 7 février 2017 à Troyes
François Fillon, candidat Les Républicains à la présidentielle, le 7 février 2017 à Troyes — Witt/SIPA

François Fillon y croit encore. Parce qu'« on est vivant tant qu’on est fort », comme dit la chanson. Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle, « homme en colère » depuis qu’il est pris dans la tourmente des emplois supposés fictifs de son épouse, dénonce « une manœuvre judiciaire », tout en estimant la présidentielle « encore gagnable », devant plusieurs éditorialistes de la presse écrite. « Avoir 90 % des médias contre vous, c’est inouï », a affirmé le candidat se présentant comme « un homme en colère », devant des journalistes, notamment du Monde, du Figaro et du Point.

Tout « était légal »

A propos de l’affaire qui l’atteint, l’ex-Premier ministre parle d’une « crise de régime d’une extrême gravité ». « Le système se délite », « tout était prêt pour attaquer Nicolas Sarkozy. Il n’est pas candidat, c’est donc moi », estime-t-il. Il réaffirme que le parquet national financier, qui s’est saisi de l’affaire au lendemain de la première une du Canard enchaîné sur les emplois supposés fictifs de sa femme, avait « bafoué le principe de la séparation des pouvoirs ». Tout « était légal », a-t-il réaffirmé.

>> A lire aussi : Pourquoi Penelope Fillon ne parle-t-elle pas?

François Fillon juge que les électeurs qui lui sont fidèles « n’ont pas envie de (Emmanuel) Macron et n’admettent pas que la droite, idéologiquement majoritaire dans le pays, puisse être battue par le Front national pour des raisons politico-judiciaires ».

« Un petit besogneux » à côté de Macron 

Selon lui, la présidentielle « est encore gagnable » parce qu'« elle se joue dans les quinze derniers jours », au mois d’avril, et que les critères seront « la solidité et la stature ». Le candidat de la droite s’en prend particulièrement à Emmanuel Macron, qui le devance désormais dans les sondages et est donné finaliste derrière Marine Le Pen. « Macron ? Personne ne lui demande le nom de ses clients. A côté de lui, je suis un petit besogneux (…) Je donnerai la liste de mes clients si Macron donne la sienne », affirme le fondateur de la société 2F Conseil. « Macron aura des problèmes, il a manié trop d’argent. »

>> A lire aussi : «Est-ce que Fillon est toujours candidat?», le nouveau site canular qui fait buzzer

Il indique également s’être entretenu avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. « Sarkozy m’a soutenu parce qu’il a vu qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Juppé a été très clair : il n’avait pas envie de repasser dans la lessiveuse », a-il affirmé. Quant à François Bayrou, le président du MoDem qui l’a accusé d’être « sous l’influence des puissances de l’argent », « il ne m’a même pas téléphoné », regrette-t-il.