Le «Canard enchaîné» rappelle que Louis Aliot et Yann Le Pen ont été assistants de Marine Le Pen et Bruno Gollnisch

PARLEMENT EUROPEEN Alors que François Fillon est embourbé dans le Penelope gate... 

C. Ape.

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Louis Aliot, Florian Philippot et, de dos, Marine Le Pen, au Parlement européen, en décembre 2015.
Louis Aliot, Florian Philippot et, de dos, Marine Le Pen, au Parlement européen, en décembre 2015. — FREDERICK FLORIN / AFP

Les révélations du Canard enchaîné n’en finissent pas. Mercredi, l’hebdomadaire satirique révèle que le conjoint de Marine Le Pen, Louis Aliot, a été son assistant au Parlement européen au moins entre 2011 et 2013. S’il n’est pas illégal d’embaucher son conjoint ou sa conjointe au poste d’assistant parlementaire au Parlement français, ça l’est à Bruxelles.

RTL rappelle que l’information avait été révélée par Mediapart en 2013. A l’époque, l’Organisme antifraude de l’Union européenne (Olaf) avait rappelé Marine Le Pen à l’ordre, cette dernière indiquant que sa relation avec Louis Aliot n’était pas « stable ». Ils n’étaient en effet ni mariés, ni pacsés. Louis Aliot avait, à l’été 2013, quitté ses fonctions.

Des assistants parlementaires FN soupçonnés de fraude

La sœur cadette de Marine Le Pen, Yann, a assisté Bruno Gollnisch entre 2009 et 2014 au Parlement européen, indique par ailleurs le Canard enchaîné. Ce poste lui aurait été accordé à la demande expresse de son père, Jean-Marie Le Pen, avance l’hebdomadaire satirique.

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Des révélations qui interviennent alors que le Front national est concerné dans une affaire d’emplois fictifs au Parlement européen. En mars 2015, le Parlement européen a saisi l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) au sujet de vingt assistants parlementaires FN.

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Le Parlement européen avait également envoyé à Marine Le Pen deux lettres de recouvrement lui réclamant près de 340.000 euros, estimant que l’eurodéputée française avait perçu ces sommes pour rémunérer deux assistants qui n’auraient travaillé que pour son parti. Seulement voilà, la candidate FN à la présidentielle a catégoriquement rejeté cette demande de recouvrement. Le Parlement européen a donc déclaré  qu’il déclencherait à partir de février les retenues sur son salaire.