EN DIRECT. Affaire Fillon: Les propos de Penelope Fillon «n'ont pas été sortis de leur contexte», selon la journaliste britannique Kim Willsher

LIVE Suivez toutes les informations sur l'affaire Fillon et les réactions politiques...

T.L.G, H.B. et L. C.

— 

François Fillon lors de sa conférence de presse, le 6 février 2017.
François Fillon lors de sa conférence de presse, le 6 février 2017. — MARTIN BUREAU / AFP

L'ESSENTIEL:

A LIRE AUSSI

>> A lire aussi : François Fillon va-t-il jeter l'éponge ou résister?

>> Une synthèse des affaires François Fillon, pour s'y retrouver

>> Et si l'élection présidentielle était reportée?

21h25: L'ex-journaliste du Telegraph agacée par les propos de Fillon

Kim Willsher est la journaliste qui a interviewé Penelope Fillon pour le Sunday Telegraph en 2007, avec la fameuse citation «Je n'ai jamais été son assistante.» Après les explications du candidat à la présidentielle, elle a répondu sur Twitter: Selon elle, les propos de Penelope Fillon n'ont «pas été sortis de leur contexte».

 

20h55: «Tout le monde est clairement derrière Fillon», affirme Thierry Solère

Thierry Solère (LR), porte-parole de François Fillon, a affirmé que « tout le monde » à droite était « aujourd’hui bien clairement derrière » celui-ci, lundi, à l’issue de la réunion du comité de campagne du candidat à la présidentielle. « Les Français, ce qu’ils veulent, c’est qu’on ne leur vole pas leur victoire, ce qu’ils veulent, c’est l’alternance et que la droite et le centre droit français puisse être vraiment au rendez-vous de cette présidentielle. C’est ce qu’elle sera. Tout le monde est bien rassemblé », a-t-il insisté.

20h45: Nouvelle imprécision de Fillon ?

Lors de sa conférence de presse, le candidat de la droite à la présidentielle avait indiqué que son épouse avait commencé à être sa collaboratrice parlementaire à partir de 1988. Or dans ces déclarations de patrimoine mises en ligne ce lundi soir, il est clairement mentionné qu’elle a commencé à travailler en 1986.

 

20h35: «Mediapart» répond à l’attaque de François Fillon

Mediapart a mis en avant son « indépendance » pour répliquer à François Fillon qui, lundi devant la presse, a rappelé que le site d’investigation avait été placé en redressement fiscal avant de répondre à la question d’une de ses journalistes. « Vous êtes de Mediapart, c’est ça ? Moi je n’ai jamais eu de redressement fiscal, je vous le dis au passage. Oui, il y a des choses parfois qui doivent être dites », a lancé François Fillon après une question d’une journaliste du site. « Merci à @FrancoisFillon pour la publicité faite à l’indépendance de @mediapart, où je lui avais répondu par avance… », a immédiatement répondu sur Twitter le directeur de la publication de Mediapart, Edwy Plenel. « Abonnez-vous à @mediapart. Aucun redressement fiscal ne vous sera imposé ! », a aussi tweeté ironiquement le journal.

 

20h25 : Le couple Fillon possède une dizaine de comptes bancaires

Les comptes bancaires du couple Fillon.
Les comptes bancaires du couple Fillon. - Capture d'écran

 

20h23: Les salaires net perçus par Penelope Fillon

Voici dans le détail les salaires net perçus par Penelope Fillon en tant que collaboratrice parlementaire, entre 1986 et 2013, selon la déclaration de François Fillon. Le total de cette rémunération nette est de 680 380,78 euros.

Les salaires perçus par Penelope Fillon.
Les salaires perçus par Penelope Fillon. - Capture d'écran

20h05 : Fillon a aussi mis en ligne sa déclaration de situation patrimoniale

Opération transparence. Le document , mis à jour le 16 décembre 2016, est intégralement publié sur son site. D’habitude, tout citoyen peut consulter les déclarations des parlementaires en s’adressant à la préfecture, mais il est interdit de les reproduire ou de les photographier. 

20h00 : Ça y est, les salaires de Penelope Fillon sont sur le site du candidat

Il a tenu sa promesse. Le détail des salaires touchés par Penelope Fillon en tant que collaboratrice parlementaire est sur le site du candidat.

19h40 : Le PNF se dit « compétent » sur l’enquête 

Le parquet national financier (PNF) riposte après que François Fillon a déclaré qu’il n’était pas « compétent » sur l’enquête lors de sa conférence de presse. Le PNF déclare que les investigations « sont diligentées conformément aux critères de compétence définis par l’article 705 du code de procédure pénale ». L’enquête « se déroule » avec « la célérité et la sérénité appropriées », précise le communiqué.

 

19h20 : Les avocats des Fillon contestent la compétence du PNF

Les avocats du couple Fillon vont déposer une note au parquet national financier (PNF), selon une information de Franceinfo. Ils ne l'estiment pas compétent, ainsi que François Fillon l'a affirmé lors de sa conférence de presse ce lundi.

Selon les informations d'Europe 1, les avocats des Fillon déposeraient une requête pour vice de procédure auprès du PNF. 

19h10 : Pour Georges Fenech, le « mal a été fait »

Il y a quelques heures, il vouait publier une liste de parlementaires favorables au remplacement de François Fillon. Le voilà qui rentre dans le rang après la conférence de presse du candidat à la présidentielle. « Il est candidat jusqu’au bout quoi qu’il arrive. Je suis loyal et à partir du moment où il est candidat, je vais le soutenir », a-t-il déclaré sur RTL. Il confie cependant que le « mal a été fait » et que ces déclarations de François Fillon « auraient dû intervenir plus tôt ».

18h50 : Voici le nouveau conseil stratégique de François Fillon

Le précédent conseil stratégique comptait 45 membres, le nouveau en compte 23. Parmi les nouveaux entrants, Xavier Betrand et Gérard Larcher (qui n’avaient pas de poste officiel dans l’équipe de campagne de Fillon), ainsi qu’Eric Ciotti (précédemment au pôle « Faits, chiffres, arguments ») et Hervé Mariton (conseiller politique de la campagne et au pôle « Projet »).

Certains, dont Laurence Rossignol la ministre de la Santé, critiquent le faible nombre de femmes dans ce comité (il n'y en a que deux). Dans le précédent, elles étaient 5.

 

18h05: « Une nouvelle campagne commence » selon Bernard Accoyer

Le secrétaire général Les Républicains et ancien président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer réitère son soutien à François Fillon. Pour lui, la conférence de presse a été « un moment fort de vérité » et désormais, « une nouvelle campagne commence ».

 

18h: La liste des membres du nouveau comité politique stratégique

François Fillon réunit ce soir à 18h30 son nouveau comité politique stratégique. Une liste de noms circule sur les réseaux sociaux.

 

17h50: Le député Georges Fenech change d’avis… et soutient Fillon

Il fait volte-face. Alors qu’il réclamait depuis quelques jours le retrait du candidat de la droite à la présidentielle, le député Les Républicains Georges Fenech soutient désormais François Fillon. « C’est notre patron, notre candidat, il n’y a aucun doute là-dessus puisqu’il l’a décidé », a-t-il déclaré sur BFMTV et France Info, juste après la conférence de presse. « Ce qui m’a fait changer d’avis c’est qu’il décide de se maintenir […] nous devons tous le soutenir, nous n’avons pas d’autre choix », a-t-il estimé, évoquant tout de même la crainte d’un « télescopage entre le calendrier judiciaire et la campagne électorale ».

«J'espère que le 23 avril nous n'aurons pas la gueule de bois», a-t-il conclu.

 

17h40 : La droite méritait mieux, la France aussi», tweete Mélenchon

 

17h35: Un «discours de vérité, de sincérité et de transparence totale» pour Eric Ciotti

François Fillon peut compter sur ses fidèles soutiens, dont notamment Eric Ciotti. Le député des Alpes-Maritimes a salué un « discours de vérité, de sincérité et de transparence totale de François Fillon ».

Gérald Darmanin, le maire Les Républicains de Tourcoing, a quant à lui trouvé François Fillon « courageux ».

 

17h25: Fillon remet en cause la légitimité du parquet financier

François Fillon a jugé lundi que ce n’étaient «pas les bonnes instances qui avaient été saisies» pour enquêter sur les soupçons d’emplois fictifs visant sa femme Penelope Fillon et deux de ses enfants, mettant en cause le parquet national financier (PNF). «Mes avocats viennent de signaler au parquet national financier qu’il n’était sans doute pas compétent», a notamment déclaré François Fillon, sans plus de précision.

17h32: Fillon va publier dans la soirée « un tableau des rémunérations perçues » par son épouse

« Je n’ai rien à cacher », a déclaré lors de sa conférence de presse François Fillon, ajoutant : « Je vais publier sur internet dans la soirée un tableau des rémunérations perçues par mon épouse, ainsi que ma déclaration telle que je l’ai transmise » à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique « en décembre ».

17h30: Pour Hamon, Fillon « persiste dans le déni »

Benoît Hamon, candidat socialiste à l’élection présidentielle, a estimé lundi que François Fillon commettait « une grave erreur » en persistant « dans le déni » après avoir défendu la légalité de l’emploi de sa femme. « Il choisit la stratégie la plus mauvaise, celle de persister dans le déni, c’est une grave erreur », a déclaré le député des Yvelines en marge d’un déplacement à Arcueil (Val-de-Marne).

17h20: Le message de Léonard Trierweiler à Penelope

L’affaire Penelope Fillon fait beaucoup réagir. Le fils de l’ex-compagne de François Hollande a tenu à poster une petit commentaire. Dans un message pour le moins ironique, Léonard Trierweiler a tweeté : « Courage à Pénélope qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés de son mari depuis tant d’années dans un engagement désintéressé », a écrit le fils de Valérie Trierweiler, avant d’ajou­ter le hash­tag #OuPresque.

 

17h15: Fillon a détaillé son patrimoine

Précisant qu’il n’est pas assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune, François Fillon a détaillé son patrimoine : sa maison de la Sarthe, évaluée à 750.000 euros, 44 % de la nue-propriété de la maison de son père au Pays basque, pour un montant de 134.000 euros, et un tiers de la nue-propriété de la maison paternelle dans la Sarthe, soit 41.300 euros. Indiquant que son épouse et lui étaient mariés sous le régime de la communauté, il a ajouté qu’ils détiennent « 2 PEA, 2 comptes-titres, 2 assurances vies, 2 comptes épargne logement, deux plans épargne logement, 3 comptes courants, 1 compte joint, un compte espèce, un livret de développement durable et un livret A », tous à l’agence de Sablé-sur-Sarthe du Crédit agricole.

17h10: La journaliste anglaise qui a interviewé Penelope dément les propos de Fillon

Lors de sa conférence de presse, François Fillon a parlé de la journaliste anglaise qui a interviewé sa femme il y a quelques années. Selon lui, elle aurait contacté Penelope Fillon pour lui dire qu’elle était choquée de l’utilisation faite de cette interview. Dans un article publié dans le Guardian le 2 février, la journaliste en question dit pourtant ne pas avoir d’échanges avec Penelope Fillon et explique qu’elle lui a proposé une interview il y a quelques mois. Elle a en outre insisté sur Twitter pour dire que rien dans ses propos ne mettait en doute le travail d’Envoyé Spécial.

 

17h02: Fin de la conférence de presse

Après 45 minutes de discours et de questions-réponses, François Fillon a mis fin à la conférence de presse, qui initialement devait durer une heure.

16h58: Fillon réaffirme qu’il ne sera pas candidat « s’il est mis en examen »

« J’ai dit que mis en examen je ne serais pas candidat à l’élection présidentielle, je n’ai pas changé. Cette situation me fait réfléchir, mais elle ne change rien à l’engagement que j’ai pris ».

16h55: « Je vais repartir sur les routes de France »

François Fillon veut relancer sa campagne et partir à la rencontre des Français. « Je suis face aux Français car j’ai été désigné par la primaire. Je vais repartir sur les routes de France et je vais faire campagne. Je suis convaincu que toutes ces forces qui sont avec moi, elles ont envie que la France se redresse ».

16h52: François Fillon « n’accuse personne »

A la question « A qui profite le crime », le candidat de la droite répond : « Je n’en sais rien, je n’accuse personne. Je dis simplement que les faits sont troublants. Pourquoi monter cette opération contre moi ? Maintenant, je n’ai pas d’officine à ma disposition pour mener l’enquête. Si vous avez l’énergie pour le faire je vous y invite ».

16h50: « Je suis candidat » à l’élection présidentielle « pour gagner »

« Rien ne pourra me faire changer d’avis, je suis candidat à l’élection présidentielle. Et je suis candidat pour la gagner. »

 

16h46: Fillon fustige « le traitement médiatique »

A la question d’Olivier Mazerolle « Pensez-vous pouvoir rassembler les Français ? », François Fillon répond : « Oui, quand la vérité aura été faite, lorsque chacun aura vu que ce procès est éloigné de la réalité des faits ». Le candidat met clairement en cause le traitement médiatique de l’affaire depuis plus d’une semaine.

16h44: «Il n'y a pas de plan B»

 

16h40 : «Je suis honnête», martèle François Fillon

«Je suis honnête. Et c'est la raison pour laquelle cette accusation m'est tombée dessus comme un coup de tonnerre.»

16h38: « Pourquoi rembourserais-je ? »

« Pourquoi rembourserais-je ces sommes ? Ma femme a travaillé et elle a donné les preuves de ce travail », a martelé le candidat à la présidentielle.

16h35 : «Ma femme n'a pas été assistante à l'insu de son plein gré»

 

16h33 : «Je suis le seul qui peut permettre le redressement national»

A la question de savoir s'il est toujours le meilleur candidat, François Fillon répond : «Je suis le seul candidat en mesure de mettre en place un programme de rigueur. Il dit comprendre les doutes. Une majorité de Français de droite souhaitent que je poursuive. Oui, je suis le seul qui peut permettre le redressement national et je vais mener ce combat. La colère froide qui est en moi aujourd'hui va me donner plus de force». 

 

16h31: «Aucune entreprise russe» parmi les clients de sa société de conseil

 

16h30 : «C'est une nouvelle campagne qui s'annonce»

«Rien ne me détournera des vrais enjeux de cette présidentielle. J'ai été choisi par des millions de Français, je ne suis pas le candidat d'un parti. Dès ce soir, j'annonce ici que c'est une nouvelle campagne qui s'annonce. »

 

16h25: Fillon publiera sur internet ce lundi «dans la soirée» tout le détail de son patrimoine

 

16h22 : «C'était une erreur et je présente mes excuses aux Français»

«En travaillant avec ma femme et mes enfants, j'ai privilégié cette  collaboration de confiance qui suscite aujourd'hui la défiance. C'était une erreur et je présente mes excuses aux Français». «J'ai cessé il y a plus de trois ans toute collaboration avec ma famille, contrairement à beaucoup de ceux qui me font aujourd'hui la leçon», a déclaré François Fillon. Lire notre article par ici.

16h20: « Tous les faits évoqués sont légaux et transparents »

« Les sommes perçues ont été déclarées aux impôts. Oui, tout cela était légal. Mais suis-je pour autant quitte sur le plan moral ? Cette question éthique me place face à la conscience et face aux Français. Ce n’est pas au système médiatique de me juger, c’est aux Français et à eux seuls».

16h18 : Penelope « a toujours travaillé dans la discrétion »

« Elle n’a jamais travaillé dans la lumière. Elle a toujours travaillé dans la discrétion. Sa façon de faire était digne », ajoute François Fillon.

16h15: « Mon épouse a travaillé avec moi »

« Mon épouse a pris en charge plusieurs tâches. Elle a travaillé avec moi, elle m’a représenté dans plusieurs manifestations locales […] Et la liste de ce qu’elle a fait ne s’arrête pas là […] », a déclaré François Fillon.

16h10: « Je n’ai rien à cacher », déclare François Fillon

François Fillon débute sa conférence de presse. « Je comprends les interrogations. Le devoir de clarifier les choses. Et je vais le faire car je n’ai rien à cacher».

15h46: A 18h, François Fillon doit réunir les siens pour un comité stratégique, indique Le Point

 

15h42: Gérard Longuet est au QG de campagne

L'ancien ministre de la Défense est un des fidèles de François Fillon

 

15h35: Le candidat doit s'exprimer dans moins de 30 minutes

De nombreux journalistes sont déjà sur place, dont celui de 20 Minutes

14h23: Le parquet s'intéresse aussi aux clients de 2F Conseil

Le parquet national financier (PNF) s'intéresse également à la société de conseils de François Fillon, 2F Conseil. D'après les informations du Monde, parmi les clients de cette société figureraient la banque Oddo, et l’assureur Axa, dont l’ancien patron, Henri de Castries, conseille aujourd’hui François Fillon pour son programme économique et sur la santé.

Florian Philippot a pointé du doigt ces relations dans un tweet.

 

13h45: L’avocat de Penelope Fillon dénonce «une violation du secret professionnel»

L’avocat de Penelope Fillon, Me Pierre Cornut-Gentille a dénoncé ce lundi « la diffusion par Le Monde d’extraits de procès-verbaux » de l’audition de Penelope et François Fillon. Leur diffusion selon lui « ne peut provenir que d’une violation du secret professionnel par un enquêteur de la police ou un membre du parquet national financier, les seules personnes qui à ce jour ont accès aux auditions ». « Le PNF et les enquêteurs sont soumis à l’autorité hiérarchique du gouvernement », a-t-il souligné.

13h30: «Les carottes sont cuites» pour François Fillon

Selon une journaliste de L’Opinion, un parlementaire Les Républicains a pris des notes lors d’une soirée avec des militants de François Fillon. Il écrit notamment que « les carottes sont cuites » pour le candidat à la présidentielle.

 

13h15: Une tribune réclamant le retour d’Alain Juppé prête à être publiée dans la presse

Plus d’une dizaine d’élus Les Républicains ont signé une tribune réclamant le retour d’Alain Juppé. Selon France Info, cet appel est prêt à être publié dans la presse. Les initiateurs de cette tribune attendent d’en savoir plus sur le contenu de la conférence de presse de François Fillon, aujourd’hui à 16 heures, avant de la diffuser.

12h18: Fillon voudrait rembourser les salaires de sa femme

C'est une info du Télégramme. Le quotidien breton affirme que François Fillon veut rembourser les sommes «qui nourrissent à la fois l'action de la Justice et une vive polémique autour de la notion d'emplois fictifs de Penelope Fillon, du niveau même de ces diverses rémunérations, voire des sommes versées par François Fillon père à ses enfants».

Autre info du Télégramme: Le candidat devrait jouer la «totale transparence» sur sa situation patrimoniale et ses diverses activités, notamment sa société de conseil 2F.

 

11h59 : « Jamais je n’ai officialisé ma qualité d’assistante parlementaire », aurait reconnu Pénélope Fillon

Dernières révélations du Monde : la défense de Pénélope Fillon devant la police. Interrogée sur son emploi auprès du député de la Sarthe, Marc Joulaud, de mai 2002 au 31 août 2007, elle aurait confessé : « Jamais je n’ai officialisé ma qualité d’assistante parlementaire ». Et évoqué des entretiens réguliers « très informels » avec parfois, une remise de notes au député.


 

 

11h33 : Le fils de François Fillon embauché pour la campagne de Sarkozy ?

Les journalistes du Monde ne s’arrêtent pas là. D’après le quotidien, les policiers en savent plus sur les embauches des deux enfants du candidat.

  • Marie Fillon aurait été salariée afin de l’aider sur des « questions constitutionnelles » mais surtout pour écrire son livre La France peut supporter la vérité, paru en octobre 2006 (Albin Michel). « Elle a fourni un gros travail documentaire », aurait-il affirmé. Un job a priori peu en rapport avec le poste de sénateur de la Sarthe de l’intéressé à l’époque, même si la pratique ne serait pas exceptionnelle au Parlement.
  • Son fils Charles aurait, lui, aidé son père à travailler… sur la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. « Il m’a aidé en travaillant au programme du candidat à l’élection présidentielle sur des sujets institutionnels », aurait déclaré François Fillon aux policiers.
 
Si les faits étaient confirmés, outre ceux de « détournement de fonds publics », ils nourriraient les soupçons de « financement illicite de campagne électorale », écrit le Monde
 
 

11h17 : La justice s’intéresserait à la décoration du propriétaire de la Revue des deux mondes

C’est le Monde qui le sort ce lundi. D’après le quotidien, les enquêteurs suspectent un éventuel « trafic d’influence » lié à l’attribution de la légion d’honneur à Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de la Revue des deux mondes, qui a employé Pénélope Fillon. Marc Ladreit de Lacharrière avait été élevé à la dignité de grand-croix en 2010, grâce à François Fillon. « L’embauche de Penelope Fillon aurait-elle constitué la contrepartie de cette décoration ? », s’interroge Le Monde.

 

10h42 : De Villepin choisit Juppé

 

Dominique de Villepin, vous vous souvenez ? L’ancien Premier ministre a un avis sur l’affaire Fillon. « C’est une situation difficile. Il y a de la colère, il y a des doutes, il y a de l’angoisse », a-t-il souligné sur Europe 1. « Il est clair qu’il faut en sortir », a-t-il dit, plaidant dans un premier temps pour « une opération vérité » de François Fillon « où il mettrait tout sur la table, et peut-être un peu plus (…)». Et sinon ? « Si le premier est disqualifié, c’est le numéro deux ». Voilà

10h25 : Un député sarkozyste (re) met un peu la pression sur Fillon

Georges Fenech (LR) a prévenu : le député va publier dans l’après-midi « une liste de parlementaires » appelant à « un sursaut ». Bon, il ne précise pas vraiment ce qu’il entend par « sursaut », mais il met la pression sur le candidat. « Nous ne sommes plus audibles sur le terrain […] Moi, j’ai le sentiment que François Fillon est aujourd’hui dans une forme de bunker, il est entouré par ses affidés, par son directeur de campagne, par ses communicants, il est important qu’il s’ouvre à d’autres ».

10h18 : Juppé dit « non, non, non ! »

Comme la poupée de Michel Polnareff, Alain Juppé a de nouveau exclu d’être un recours des Républicains en cas de forfait de François Fillon : « Clairement et définitivement, c’est non ! », a déclaré lundi matin le maire de Bordeaux, tout colère ce matin. « J’ai un peu de mal à comprendre d’où viennent ces rumeurs. J’ai dit quelle était ma position : clairement et définitivement, c’est non. Et vous me connaissez, non c’est non ! »

 

Il est dans la tourmente, mais tente de réagir. François Fillon, dans la tempête depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse Pénélope, tiendra une conférence de presse à 16h00 à son QG de campagne à Paris (XVe arrondissement), a indiqué lundi son entourage à l'AFP. «M. Fillon souhaite s'exprimer devant les Français», a-t-on ajouté, sans plus de détails.

Depuis quelques jours, le champion de la primaire à droite est critiqué jusque dans son propre camp et chute dans les sondages à moins de deux mois du premier tour de la présidentielle. Les attaques ont continué ce lundi, par l'intermédiaire de Georges Fenech (LR). Le député sarkozyste a regretté lundi que François Fillon soit «dans une forme de bunker», «entouré par ses affidés», et a annoncé qu'il publierait dans l'après-midi «une liste de parlementaires» appelant à «un sursaut».