Front national : Peuple, fondamentalisme, femmes... Ce qu’il faut retenir du discours de Marine Le Pen

RECAP' « Peuple », défense des femmes, les principaux points du discours de la présidente du Front national, Marine Le Pen, à Lyon ce dimanche…

Anne-Laëtitia Béraud

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Marine Le Pen, présidente du Front national, lors d'un discours de campagne à Lyon le 5 février 2017
Marine Le Pen, présidente du Front national, lors d'un discours de campagne à Lyon le 5 février 2017 — Michel Euler/AP/SIPA

Gros meeting pour Marine Le Pen ce dimanche à Lyon, en clôture d’« assises présidentielles » lançant le top départ de sa campagne pour l’élection présidentielle. Plusieurs milliers de personnes, 5.000 selon la communication du Front national, se sont massées pour suivre le discours d’une heure et quart de la candidate frontiste. 20 Minutes revient sur cinq points de l’événement…

Gros show

Considéré comme l’un des événements phares de la campagne, la logistique est très importante pour ce meeting. Clip vidéo léché en préambule de la prise de parole de Marine Le Pen, final pyrotechnique, militants pourvus en drapeaux à agiter, le show est assuré à Lyon. Avec un petit objet qui donne un effet bœuf : un pin’s lumineux « Marine lumineux » arboré par plusieurs milliers de personnes.

Le « peuple »

Dès le commencement de son discours, Marine Le Pen fait référence au peuple, se qualifiant ainsi : « contre la droite du fric et la gauche du fric, je suis la candidate de la France du peuple ». Le « peuple » est une parole totem du discours et du slogan de la candidate. Marine Le Pen rappelle ainsi sa proposition de « référendum d’initiative populaire pour rendre le pouvoir au peuple », basé sur 500.000 signatures. Expliquant que « de cette présidentielle déprendra la continuité de la France en tant que nation libre, notre existence en tant que peuple », elle juge que « le réveil des peuples est historique, le vent de l’Histoire a tourné et nous portera jusqu’au sommet ».

Les « femmes »

La candidate évoque plusieurs fois les femmes, affirmant les défendre. Dans le clip vidéo précédant le discours, -durant lequel Marine Le Pen assure la voix off-, elle se revendique « femme, mère, avocate ». Les femmes sont, selon la candidate « fragilisées par la dilution de fait de la solidarité nationale ».

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Le « fondamentalisme islamiste »

Autre parole totem du discours de la candidate, celle du « fondamentalisme islamiste ». Celle-ci reçoit un écho très favorable dans l’amphithéâtre du centre des congrès lyonnais. « Le fondamentalisme islamiste cherche à nous imposer voile intégral, prières de rue, femme interdite de jupe », lance Marine Le Pen, la salle scandant à plusieurs reprises un classique des rassemblements frontistes : « On est chez nous ».

Marine Le Pen lie par ailleurs immigration et fondamentalisme islamiste : « l’immigration incontrôlée conduit à l’installation du fondamentalisme islamiste ». « Ceux qui viennent en France, ce n’est pas pour la transformer dans leur pays d’origine. Sinon, ils leur suffisaient de rester chez eux », dit-elle sous les applaudissements des militants.

Un silence

Si les candidatures d’Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon ont été largement commentées - et torpillées - durant le week-end, pas un mot des concurrents dans le discours de la candidature, à part l’évocation de « la droite et la gauche du fric »…