Franck de Lapersonne, comédien, aux
Franck de Lapersonne, comédien, aux — A.-L.BERAUD/20 Minutes

INTERVIEW

Franck de Lapersonne soutient Marine Le Pen: « Je ne suis pas raciste du tout. Je suis pour que l'on s'aime tous »

Le comédien et metteur en scène qui a annoncé samedi son soutien à Marine Le Pen se confie sur les raisons de ce ralliement et sur une expression polémique de son discours... 

Pour 2017, Marine Le Pen peut compter sur le soutien de Franck de Lapersonne. Le comédien de « Palace » et metteur en scène a annoncé samedi son ralliement à la candidate à l’élection présidentielle. Un soutien qui tranche avec le monde des arts qui reste très majoritairement sourd au parti frontiste. Le comédien s’est confié dimanche à 20 Minutes sur les raisons de son choix et sur sa phrase prononcée samedi : « Victor Hugo n’a pas appris l’arabe à l’école et cela me fait plaisir de le savoir »…

Qu’est-ce qui vous a poussé à soutenir Marine Le Pen à la présidentielle ?

C’est l’entrée d’Emmanuel Macron dans la campagne. Cela a été décisif car pour moi, c’est la société Uber qu’il nous propose. J’étais sidéré que ce personnage ait été inventé par les banques. C’est un petit mannequin de magazine pour séduire les foules. Cet homme me fait très peur.

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Pourquoi avoir dit dans votre discours de soutien à Marine Le Pen : « Victor Hugo ne parlait pas arabe à l’école et cela me fait plaisir de le savoir » ?

J’ai dit : "Molière ne parlait pas l’anglais et Victor Hugo n’a pas appris l’arabe à l’école et je suis fier de le savoir". Cela n’avait rien contre les Arabes, les musulmans. Je ne suis pas raciste du tout. Je suis pour que l’on s’aime tous.

Vous avez souvent changé de couleur politique avant de choisir Marine Le Pen…

Je n’ai pas le logiciel du Front. J’ai voté François Mitterrand. Quand il y a eu Ségolène Royal, j’ai trouvé que c’était beau qu’elle demande que les Français aient des drapeaux français chez eux. Elle s’est fait démolir par l’intérieur de Solférino [le siège du PS]. Ils l’ont massacrée. Il y a eu une méchanceté et donc j’ai voté Nicolas Sarkozy en 2007. En 2012, j’ai voté François Hollande car je voulais qu’on change de pays. Ce vote Hollande, je ne le ferai plus jamais.

Vous voyez-vous comme une caution « culture » pour Marine Le Pen ?

Non, je ne viens pas pour être une caution, mais pour être un témoin pour les Français qui en ont marre d’être pris pour des ânes et qui ont envie que l’on préserve leur culture et leur langue.

Vous êtes l’un des seuls représentants du monde des arts auprès du FN pour cette campagne…

Le monde des arts ? C’est une équipe de gens très bien installés depuis 40 ans et qui gagne des fortunes. On pourrait faire une liste très longue. Je pense par ailleurs que je ne suis pas isolé car j’ai reçu des dizaines d’appels de soutien cette nuit [après son annonce, samedi].