« PenelopeGate »: Les soutiens de François Fillon accusent (sans preuve) la gauche d’être à la manœuvre

« PenelopeGate » Alors que François Fillon est empêtré dans l’affaire des emplois fictifs présumés de son épouse, des députés LR ont cité des noms ce jeudi, qu’ils accusent d’être à l’origine du scandale …

Martin Guimier

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Le député Eric Ciotti
Le député Eric Ciotti — VALERY HACHE / AFP

Si Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du Canard enchaîné, à l’origine des révélations, expliquait mardi qu’« une équipe de journalistes avait juste travaillé », et qu’ils avaient « tiré la ficelle en repérant les contradictions dans les propres déclarations de Mr. Fillon », à droite, la « chasse à la taupe » bat son plein.

François Fillon déclarait ce mercredi : « Cette opération ne vient pas de chez nous, pas de notre camp. Cette affaire vient du pouvoir », et dénonçait «une tentative de coup d’Etat institutionnel venu de la gauche ».

Certains de ses soutiens, et notamment les députés LR Eric Ciotti et Bernard Debré partagent ce discours, allant même jusqu’à balancer ce jeudi, sans la moindre preuve, les noms de ceux qui seraient à l’origine du « complot ».

Jean-Pierre Jouyet pour Eric Ciotti

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes explique ainsi sur France Info qu’ Emmanuel Macron « est très proche de l’actuel président de la République et du secrétaire général de l’Élysée qui l’a fait monter. Le secrétaire général de l’Élysée, c’est monsieur Jouyet. Moi je le dis très clairement, ce sont des faits «. Avant d’ajouter que « nul n’ignore l’opportunisme légendaire de Monsieur Jouyet, qui a été jusqu’à être ministre de Nicolas Sarkozy avant d’être secrétaire général de François Hollande et d’être un soutien de monsieur Macron ». Sans affirmer que Jean-Pierre Jouyet était bel et bien celui qui est à la manoeuvre, Eric Ciotti estime qu’il suffit de regarder « à qui profite le crime ».

>> Affaire Penelope Fillon: Des soutiens de moins en moins fidèles pour François Fillon

Une « officine » pour Bernard Debré

Le député LR Bernard Debré lui, a évoqué sur Public Sénat et Radio Classique une « officine », qui tirerait les ficelles depuis l’Elysée : « on est en train de chercher, on a des suspicions. Ces suspicions, c’est monsieur Nadal [le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique], qui a été nommé par le gouvernement ». Concernant les bénéficiaires de cette « opération », même refrain qu’Eric Ciotti : « A gauche, à qui voulez-vous que ça profite ? Ça profite à Monsieur Macron, c’est évident. » Et à la question de savoir si tout cela aurait donc été monté depuis l’Elysée : « Ah bah j’en suis absolument persuadé, persuadé ! Qui voulez-vous qui monte ça, qui voulez-vous qui ait ces informations ? ». Des éléments plus concrets resteront néanmoins à apporter pour étayer ces accusations.