Affaire Penelope Fillon: Des soutiens de moins en moins fidèles à François Fillon

FAMILLE POLITIQUE Ils sont nombreux à penser au fameux plan B…

Lucie Bras

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François Fillon le 30 janvier 2017, lors d'un débat organisé par EBG (Electronic Business Group).
François Fillon le 30 janvier 2017, lors d'un débat organisé par EBG (Electronic Business Group). — Witt/SIPA

Englué dans les affaires, François Fillon dénonce « un coup d’État institutionnel » venu de la gauche. Il tente tant bien que mal de se maintenir en fédérant ses soutiens pour « 15 jours encore ».

Si des amis lui restent fidèles, ceux-ci deviennent de plus en plus rares et nombreux sont ceux qui pensent déjà à l’après Fillon.

Ils l’ont déjà lâché

George Fenech
Le député LR est le premier à sortir des rangs. L’élu du Rhône n’a pas fait les choses à moitié : il a rédigé et envoyé à tous les députés et sénateurs du parti une pétition pour le départ du candidat. « Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible (…) Je crois que la situation est très, très compromise », a déclaré le député sur Franceinfo. Face à la pression de son camp, il a néanmoins accepté de reporter cet appel au début de la semaine prochaine.

Henri Guaino
De tendance sarkozyste, le député a souhaité sur France 2 l’arrêt de la campagne de François Fillon pour laisser une chance à la droite. « C’est une position intenable. »

Philippe Gosselin
Le député de la Manche a décidé de frapper un grand coup. Sur Franceinfo, il a appelé Alain Juppé à se tenir prêt… pour récupérer la place de François Fillon. Il « appelle très officiellement Alain Juppé à se poser la question et à se positionner en cas de recours. Nous sommes prêts, si la question devait se poser, à la soutenir. »

 

Ils le soutiennent

Gérald Darmanin
Le maire de Tourcoing a exclu toute candidature alternative. Ce sera François Fillon et personne d’autre. « Il est évident que François Fillon est le seul plan », a-t-il assuré.

>> A lire aussi : Affaire Penelope Fillon: Bertrand, Baroin, Juppé... Les noms évoqués pour remplacer Fillon

Gérard Larcher
Idem pour le président du Sénat, Gérard Larcher, qui soutiendra François Fillon jusqu’au bout. En décembre, juste après l’élection de François Fillon, Gérard Larcher avait fait cette étonnante prédiction sur Europe 1 à propos de François Fillon : « En démocratie, personne n’est invincible. » « Il n’y a pas de candidature alternative. »

Bruno Retailleau
Ce proche soutien de François Fillon, chargé de la coordination et la stratégie de sa campagne, reste fidèle. Il continue même à défendre son programme et on ne compte plus ses tweets de soutien. « C’est un homme qui est cloué au pilori », a-t-il déclaré sur RTL. « Est-ce qu’on peut soumettre à cet acharnement notamment médiatique une période démocratique aussi importante ? »

Eric Ciotti
Quoi de mieux pour défendre François Fillon que de le comparer à Nicolas Sarkozy ? C’est en tout cas la méthode employée par le sarkozyste Eric Ciotti. Il a dénoncé ce matin « les mêmes méthodes » et « les mêmes émissions de télévision » qui avaient été « très efficaces pour déstabiliser » Nicolas Sarkozy avant la primaire.

Ils se préparent à le remplacer

Alain Juppé
Le principal intéressé a juré, craché ne jamais revenir dans la bataille : « En toute hypothèse, je ne serai pas un Plan B ». Pourtant, autour de lui, ses soutiens s’agitent et une tribune en faveur de son retour est en préparation chez Les Républicains. En novembre 2016, il avait perdu le deuxième tour de la primaire face à François Fillon avec 33,5 % des voix.

François Baroin

A 50 ans, le sénateur de l’Aube proche de Nicolas Sarkozy est l’un des noms qui circulent pour prendre la suite du candidat en difficulté. Indice concordant : l’adresse Web baroin2017.fr n’est plus disponible.

Xavier Bertrand

Le nom de l’actuel Président de la région des Hauts-de-France est murmuré par les fillonistes lorsqu’il s’agit de penser à la suite. Point fort de sa candidature, d’après un sénateur anonyme interrogé par le Parisien : « Il a battu Marine Le Pen aux dernières régionales et sa fibre droite sociale serait de nature à rassurer les électeurs troublés par le programme radical de Fillon ».

Près de sept Français sur dix souhaitent qu’une autre personnalité remplace François Fillon comme candidat de la droite. Alain Juppé arrive en tête de leurs préférences, selon un sondage. Le candidat LR reste toutefois soutenu, selon ce sondage, par les sympathisants de son parti.