Affaire Penelope Fillon: «Quoi qu’il arrive, je ne serai jamais un plan B», déclare Juppé

LES RÉPUBLICAINS Le PenelopeGate va-t-il pousser François Fillon à abandonner la course à l'Elysée, à 80 jours de la présidentielle ?

L.C. avec AFP
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François Fillon, le 28 janvier 2017, dans son QG à Paris.
François Fillon, le 28 janvier 2017, dans son QG à Paris. — ERIC DESSONS/JDD/SIPA

François Fillon, vainqueur de la primaire de la droite et du centre fin novembre 2016, est empêtré dans plusieurs affaires compromettantes révélées par Le Canard enchaîné dès le 25 janvier dernier.

  • Penelope Fillon est soupçonnée d’avoir occupé un emploi fictif d’assistante parlementaire pour son mari puis son suppléant, entre 1988 et 2013, pour lequel elle aurait touché 831.440 euros.
  • Elle aurait été payée environ 100.000 euros comme salariée de la Revue des deux Mondes, entre mai 2012 et décembre 2013.
  • Le parquet financier a ouvert une enquête sur ses deux emplois de Penelope Fillon.
  • François Fillon a réuni ce mercredi ses soutiens Les Républicains à son QG de Paris, leur demandant de « tenir 15 jours et d'être solidaires ».

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22h50: C'est la fin de ce live

C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivis. Rendez-vous demain pour les suites de l'affaire Penelope Fillon. Bonne soirée.

22h00 : Et un de plus !

C’est au tour du sénateur LR de la Côte-d’Or, Alain Houpert, d’appeler à « une alternative » à la candidature de François Fillon. « Je pense qu’il faut qu’on trouve un candidat, pas un plan B, plutôt un plan A, un candidat qui soit neuf pour qu’on ait un débat loyal au second tour », a-t-il argumenté sur BFMTV. « Sur le terrain, les gens sont nourris du doute », a-t-il ajouté.

 

20h40: « Quoi qu’il arrive, je ne serai jamais un Plan B », insiste Juppé

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a exclu une nouvelle fois mercredi soir d’être un « plan B » en cas de retrait du candidat de droite à la présidentielle, François Fillon, dans la tourmente après les révélations sur de présumés emplois fictifs de son épouse. « J’ai dit la semaine dernière ce que je pensais et je n’ai pas varié ». « Quoi qu’il arrive, je ne serai jamais un Plan B », a martelé Alain Juppé (Les Républicains) devant des journalistes à Bordeaux.

20h30: « Pas de candidature alternative à Fillon », selon le comité politique des Républicains

Gérard Larcher, président du comité politique de LR, a assuré mercredi soir qu’il n’y avait « pas de candidature alternative » à celle de François Fillon, mis en cause pour l’emploi présumé fictif de son épouse. « Il n’y a pas de candidature alternative, les choses sont claires. L’ensemble du comité politique, à l’unanimité, et le président du conseil national ;[Luc Chatel] étaient dans cette unanimité », a insisté le président du Sénat, à l’issue d’une réunion de ce comité au siège parisien du parti.

20h05: Fin de l’audition de l’ex-suppléant de Fillon

Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, est sorti de son audition mercredi en début de soirée. Il a fourni aux enquêteurs « l’ensemble des éléments précisant la fonction occupée par Penelope Fillon à ses côtés », dans l’affaire des emplois présumés fictifs de l’épouse du candidat de la droite à la présidentielle, ont déclaré ses avocats.

Le maire de Sablé-sur-Sarthe et député européen « a été entendu aujourd’hui par les enquêteurs de l’office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) » et « souhaite maintenant que cette affaire soit clôturée rapidement », selon une déclaration de Mes Georges Jourde et Jean Veil.

19h38: Philippe Martinez, le patron de la CGT, dénonce des salaires « particulièrement indécents »

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a réagi mercredi soir sur France Info au PenelopeGate. « Je constate, évidemment après vérification de toutes les infos qui sont diffusées, que François Fillon a une conception du coût du travail pour certains d’une façon, et pour d’autres d’une autre façon, notamment pour ses proches ». « Faire travailler avec ces niveaux de salaires, si travail il y a, c’est particulièrement indécent, alors que d’un autre côté M. Fillon montre du doigt ceux qui sont payés au smic ». « Cette affaire n’aide pas à rendre la politique, en tout cas les hommes politiques, crédibles vis-à-vis de l’opinion publique ».

19h05: « Une relation de confiance est rompue, à lui de tirer les conséquences », estime Marine Le Pen

Marine Le Pen a estimé ce mercredi qu’une « relation de confiance » avait été « rompue » entre François Fillon et les électeurs. « Il s’est présenté en fondant sa candidature sur : « Je suis le chevalier blanc », et en réalité au fur et à mesure on s’aperçoit que manifestement il a utilisé un certain nombre de manœuvres pour s’enrichir personnellement, en tout cas enrichir personnellement sa famille », a-t-elle dit.

18h55: Le Canard enchaîné s’arrache en kiosque

« Tout est vendu » ! Le Canard enchaîné, uniquement vendu papier, s’arrachait en kiosque ce mercredi grâce à ses révélations sur l’affaire Fillon, une prouesse à l’heure de l’info gratuite sur internet. L’hebdomadaire satirique avait prévu un boom des ventes : il avait fourni 391.000 exemplaires aux marchands de journaux de France continentale, presque 100.000 de plus que ses ventes moyennes en kiosque en 2015 (300.000), auxquels s’ajoutent les 74.000 livrés aux abonnés.

18h45: Un syndicat de collaborateurs parlementaires s’insurge : « Nous ne sommes pas Penelope »

Le SNCP-FO, l’un des principaux syndicats de collaborateurs parlementaires de l’Assemblée, a jugé « urgent » jeudi la mise en place d’un « réel statut » du collaborateur parlementaire après la tempête créée par l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon. « Chaque affaire de ce type nuit à l’image de notre profession. On voit bien qu’il est urgent de doter notre profession d’un réel statut », réclame le syndicat, dans un communiqué intitulé : « Nous ne sommes pas Penelope ».

18h21 : Les « potentiels » successeurs de Fillon font fleurir les sites Internet

« Nous n’avons pas de plan B ! Nous avons un plan F ! C’est François Fillon. » Gérald Darmanin a beau le marteler, certains croient à d’autres scénarios. La preuve : plusieurs noms de domaines portant la signature d’élus qui pourraient remplacer le vainqueur de la primaire de la droite dans la course à l’Elysée ont été opportunément déposés ces derniers jours. On vous en dit plus par ici.

C’est en réalité très simple à faire, en quelques clics. 20 Minutes en fait la démonstration en créant le site darmanin2017.fr. PMais pour l’intéressé, il n’y a « pas de plan D ».

 

18h12 : Pour Royal, l’affaire Fillon « alimente le ressentiment envers les élus »

La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a jugé mercredi que l’affaire touchant François Fillon « alimente le ressentiment envers les élus », jugeant aussi que le « discrédit » du candidat de la droite à l’Élysée est « assez lourd ».

En 2009, Ségolène Royal a elle-même été condamnée définitivement pour non-versement de salaires à deux de ses ex-collaboratrices parlementaires à la fin de son mandat de députée des Deux-Sèvres (1993-1997). Il lui était reproché d’avoir continué à les faire travailler pour sa campagne législative après la dissolution de l’Assemblée et leur licenciement, ainsi qu’après son entrée dans le gouvernement Jospin.

18h00: «La primaire n'est pas caduque» pour la présidente de la Haute Autorité

Anne Levade, présidente de la Haute autorité pour la primaire de la droite et du centre, estime que «la primaire n'est pas caduque» malgré l'affaire Fillon. L'AFP l'interrogeait après qu'un député LR, George Fenech a estimé que «le résultat de la primaire est aujourd'hui caduc». «Si le candidat choisit de se désister, c'est autre chose», a-t-elle précisé.

Jean100

17h41 : VOS QUESTIONS. Quid des activités de conseil de Fillon ?

Jean100 : Tout va si vite que vous n'avez pas eu le temps de mentionner la dernière casserole découverte : celle de 2F et du groupe Ricol Lasteyrie. 

Bonjour Jean100, c'est vrai que les révélations s'enchaînent à grande vitesse, mais nous avons publié un article sur la société de François Fillon, 2F Conseil, et un autre sur les révélations de Mediapart concernant les activités de 2F Conseil avec le groupe Ricol Lasteyrie, qui conseille notamment de nombreux géants du CAC 40. Bonne lecture !

17h16 : « Je serai candidat à cette présidentielle » dit Fillon

« Quand on choisit d’être candidat à la présidentielle, on ne vient pas se plaindre de la violence des attaques, on les accepte comme malheureusement des scories de notre système démocratique et (…) je vais les affronter jusqu’au bout. Je serai candidat à cette présidentielle car je porte un message politique qui, à mon sens, est le seul qui peut permettre le redressement national », a affirmé le vainqueur de la primaire de la droite, lors d’une visite à Paris au salon des entrepreneurs.

17h11 : FLASHBACK. « Je récuse l’expression de moralisation de la vie politique »

Le quotidien belge Le Soir rappelle qu’en 2013, le député François Fillon s’est érigé contre la création d’une Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Invité sur le plateau de France 2, il déclarait alors : « Je n’aime pas ce voyeurisme (…) Je récuse l’expression de moralisation de la vie politique. Je récuse l’idée que les hommes politiques soient tous corrompus, comme on essaie en ce moment de le faire croire. Je considère qu’il n’y a pas besoin de projet de loi », disait-il, ajoutant qu’il « voyait bien » qu’une « sorte de doute planait sur l’ensemble des responsables politiques ».

17h07 : « Je pense que notre candidat doit arrêter »

Le sénateur Alain Houpert estime sur Public Sénat que « notre candidat doit arrêter ».

« Le plan B c’est pas un bon symbole, c’est un plan de repêchage (…) Les Français veulent un renouvellement de la classe politique. François Baroin, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand sont des candidats jeunes. François Baroin, puisque vous l’avez nommé, est un humaniste, un homme apprécié par les médias », a-t-il répondu à la chaîne.

 

16h44 : 17 parlementaires LR et UDI signent une tribune de soutien à Fillon

Dans le Figaro à paraître jeudi 2 février 2017, 17 élus LR et UDI, dont François Baroin, Laurent Wauquiez et Gérard Larcher, signent une tribune pour soutenir François Fillon et dénoncer sa « mise à mort ».

Pour rappel, il y a 342 élus LR à l’Assemblée et au Sénat, et 71 de l’UDI.

16h24 : Fillon est arrivé au salon des entrepreneurs

Et apparemment quelques cris de soutien fusent.

 

16h22 : Quelles sont les affaires politico-judiciaires de Fillon ?

Si vous avez du mal à vous y retrouver, on vous aide par ici.

16h08 : Les bons conseils de Copé

Après Serge Dassault c’est Jean-François Copé qui y est allé de sa petite phrase réconfortante pendant la réunion au QG de François Fillon. Selon le journaliste de La Croix Laurent de Boissieu, il a déclaré : « Moi aussi j’ai clamé mon innocence, pas suivi par toute ma famille pol (itique). Grande différence : on est tous derrière toi ».

 

16h04 : Les bons conseils de Serge Dassault

Cette déclaration du sénateur Serge Dassault à la réunion au QG de Fillon rapportée par un journaliste de La Croix nous laisse coi.

«Sois candidat même si tu es mis en examen : regarde, moi je m’en fous !», a-t-il lancé, déclenchant des rires.

Pour rappel, Serge Dassault est actuellement jugé pour blanchiment de fraude fiscale. La justice rendra son verdict jeudi.

15h58 : Pour Gosselin, «aucune hypothèse n'est à exclure»

«François Fillon est notre candidat, mais les Français se posent des questions et les parlementaires se posent des questions» vu la succession de révélations autour de soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope, a insisté Philippe Gosselin, selon lequel «aucune hypothèse n'est à exclure».

15h56 : Gosselin appelle Juppé à «réfléchir» à être un recours

JUppé, au secours ! Le député LR Philippe Gosselin, qui a soutenu le maire de Bordeaux à la primaire, lui a lancé ce mercredi «un appel pour qu'il réfléchisse à la possibilité de prendre le relais de François Fillon».«Je ne suis pas téléguidé par Alain Juppé, mais plusieurs députés pensent comme moi. Il faut réfléchir à toutes les hypothèses, gouverner c'est prévoir», a-t-il déclaré aux journalistes dans les couloirs de l'Assemblée nationale. 

 

15h34: Un député LR appelle Fillon à se poser des questions sur son retrait

Au tour du député LR Phillippe Gosselin, député de la Manche, d'inviter François Fillon à s'interroger sur son retrait de la présidentielle, indique, dans un tweet, un journaliste du Monde. Philippe Gosselin se dit prêt alors à soutenir Alain Juppé.

 

15h05 : En attendant, certains s'amusent...

Notamment à créer ce petit module qui vous indique combien vous seriez payés pour un texte si votre salaire était indexé sur celui de Penelope Fillon à la Revue des Deux Mondes. Petit exercice de calcul : selon le Canard enchaîné, l'épouse de François Fillon aurait touché 5.000 euros brut mensuels de mai 2012 à décembre 2013. l'hebdomadaire a retrouvé deux notes pour un total de 3.500 signes.

 

15h00 : La com' du camp Fillon pédale dans la choucroute

Depuis le début de l'affaire «PenelopeGate», l'entourage de François Fillon peine à défendre le candidat, quand il n'enchaîne pas les gaffes.

Voici deux papiers de 20 Minutes sur ce sujet : 

 

14h57: Le Canard enchaîné en rupture de stock

L'hebdomadaire qui a révélé le scandale dans son édition du 25 janvier, puis dans celle du 1er février, est très demandé en kiosques.

 

14h56 : L’Elysée à Fillon : « le seul pouvoir, c’est celui de la justice »

L’entourage de François Hollande a répliqué ce mercredi aux accusations de François Fillon, pour qui le Penelopegate est « un coup d’Etat institutionnel venu du pouvoir et de la gauche ». 

Interrogé par l’AFP, l’entourage du chef de l’Etat a déclaré que « le seul pouvoir, en l’occurrence, c’est celui de la justice, qu’on doit laisser travailler, et les seules exigences sont celles de la transparence et de l’exemplarité ».

14h40: Fillon annule un déplacement en Irak et au Liban

Pris dans la tourmente des révélations sur des emplois présumés fictifs de sa femme, a annulé une visite prévue de samedi à lundi au Liban et en Irak, a-t-on appris ce mercredi auprès de son entourage.

Il entend «rester au contact de ses troupes et des Français», selon cette source.

14h38 : Le suppléant de Fillon, entendu par la police

Selon un journaliste de l’AFP, Marc Joulaud le suppléant de François Fillon qui lui a succédé comme député de la Sarthe, est actuellement entendu par la police. Le député européen est arrivé vers 14h30 à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) près de Paris. Le visage fermé, il s’est refusé à tout commentaire sur l’affaire des emplois présumés fictifs de l’épouse du candidat de la droite à la présidentielle.

14h32 : « Le résultat de la primaire est caduc » selon Georges Fenech (LR)

Le député sarkozyste Georges Fenech a estimé ce mercredi que « la situation est très compromise » à droite après les révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que « le résultat de la primaire est caduc ».

« Je pense que le résultat des primaires est aujourd’hui caduc face à cet événement imprévisible (…) qui se situe non seulement sur le registre judiciaire mais sur le registre éthique et moral », a déclaré le député du Rhône au micro de franceinfo. « Je crois que la situation est très, très compromise », a-t-il ajouté, disant « exprimer tout haut ce que beaucoup, beaucoup de parlementaires pensent tout bas ».

14h24 : Réunion de crise au QG de Fillon

Au lendemain de la perquisition du bureau de François Fillon à l’Assemblée nationale, les soutiens du candidat LR se sont réunis dans son QG du XVe arrondissement à Paris.

« La crédibilité de ma candidature est remise en cause » par cette affaire, a-t-il dénoncé lors d’une réunion à huis clos. Il a demandé aux parlementaires LR de « tenir 15 jours » derrière lui.