VIDEO. François Fillon: «Je vous demande de tenir 15 jours et d'être solidaires»

POLITIQUE C’était la requête de François Fillon ce mercredi midi aux parlementaires de son parti Les Républicains…

20 Minutes avec AFP

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François Fillon à Paris lors d'un meeting à la Villette le 29 janvier 2017.
François Fillon à Paris lors d'un meeting à la Villette le 29 janvier 2017. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

« Je vous demande de tenir quinze jours et d’être solidaires », a lancé ce mercredi midi François Fillon aux parlementaires LR, rapporte l’AFP. Le candidat des Républicains à la présidentielle 2017 est empêtrédans le scandale « Pénélope Gate ».

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Son épouse, Pénélope Fillon, est visée par des accusations d’emplois fictifs lancées par Le Canard enchaîné. En cause : 500.000 euros de salaires perçus comme assistante parlementaire de son mari, puis de son suppléant. L’enquête vise aussi des soupçons d’abus de biens sociaux : Pénélope Fillon aurait été salariée de 2012 à 2013 de la Revue des Deux Mondes pour environ 5.000 euros brut par mois.

Déjà en quête d’un plan B à droite ?

Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire, posant alors la question de savoir si François Fillon devait ou non maintenir sa candidature aux prochaines élections présidentielles. Gérald Darmanin, maire LR de Tourcoing, assurait encore ce matin, sur les ondes d’Europe 1. « Nous n’avons pas de plan B ! Nous avons un plan F ! C’est François Fillon. » Il n’empêche, sous couvert d’anonymat, d’autres élus à droite envisageraient déjà un plan B.

«Un coup d'Etat institutionnel»

Ce mercredi, François Fillon a dénoncé «un coup d'Etat institutionnel» contre sa candidature à la présidentielle, venu «de la gauche». «La crédibilité de ma candidature est remise en cause» par cette affaire, a-t-il dénoncé lors d'une réunion à huis clos à son QG ce campagne à Paris selon des propos rapportés à l'AFP par des participants.

Des propos qui ont fait bondir  Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement. «Ce n'est pas acceptable. La question qui est posée n'est pas celle d'un coup d'Etat de la gauche, a déclaré Stéphane Le Foll lors du compte rendu du Conseil des ministres. Chacun doit assumer ses responsabilités, les Français attendent simplement vérité et transparence.»