Des députés réformateurs invoquent un «droit de retrait» de la campagne d'Hamon

PS Ils refusent de participer à « l’aventure aléatoire » d'« une gauche radicalisée »...

20 Minutes avec AFP

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Le député des Yvelines Benoît Hamon, candidat à la primaire à gauche, le 27 janvier 2017 à Lille
Le député des Yvelines Benoît Hamon, candidat à la primaire à gauche, le 27 janvier 2017 à Lille — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Ils sont députés PS mais ne rouleront pas pour autant pour Benoît Hamon. Des « réformateurs » invoquent, pour l’aile droite du parti, un « droit de retrait » de la campagne présidentielle du candidat du vainqueur de la primaire, refusant de participer à « l’aventure aléatoire » d'« une gauche radicalisée », dans une tribune publiée dans le Monde ce mardi.

« Benoît Hamon a gagné la primaire de gauche. Son élection est nette, (…) légitime, (…) incontestable. Quel contraste, pourtant, avec 2011 ! », écrivent les députés de Paris Christophe Caresche et de Gironde Gilles Savary dans ce texte.

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« Une quinzaine » de parlementaires engagés dans cette démarche

« Notre famille sortait alors renforcée d’une primaire (…) Aujourd’hui, le constat est tout autre : des divisions plus profondes que jamais et une césure réelle entre deux sensibilités », regrettent les élus.

Déplorant notamment la main tendue de Benoît Hamon vers le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, les élus confient ne pas croire que « l’avenir puisse passer par cette aventure aléatoire à laquelle nous convierait une gauche radicalisée ».

Interrogé sur RMC, Christophe Caresche a évoqué « une quinzaine » de parlementaires engagés dans cette démarche, au sein du groupe des « réformateurs » du PS qui compterait une cinquantaine d’élus.

Une réunion du groupe doit avoir lieu ce mardi matin aux alentours de 10h00.

Pas de ralliement à Macron pour l’heure

Défendant le bilan du quinquennat Hollande, les députés se demandent ensuite « comment porter un projet présidentiel conçu comme l’antithèse d’une action de mandature » qu’ils ont « soutenue ».

« En tant que militants, nous ne pouvons nous sentir liés par un « projet de société » fondé sur une logique d’assistance généralisée et de dépréciation de la valeur travail », déplorent-ils en référence au revenu universel proposé par le candidat.

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Interrogé sur un ralliement éventuel à Emmanuel Macron, Christophe Caresche a indiqué sur RMC ne pas l’envisager « à ce stade » personnellement, tout en reconnaissant que l’ancien ministre est le candidat dont il est le plus proche « sur le plan idéologique », et que certains élus « feront » ce pas vers Macron.

Le député PS de la Loire, Jean-Louis Gagnaire, a lui sauté le pas lundi et l’a annoncé dans un texte publié sur son site internet. Il estime que l’ancien ministre de l’Economie est le « seul [pouvant] mettre en échec le duel annoncé entre la droite de François Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen. »