Primaire de la gauche: Encore des flottements dans l'affichage des résultats?

POLITIQUE Rachid Temal, co-organisateur de la primaire, estime que ces problèmes se sont déroulés à « la marge »…

T.L.G.

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Benoît Hamon a gagné la primaire organisée par le PS le 29 janvier 2017.
Benoît Hamon a gagné la primaire organisée par le PS le 29 janvier 2017. — Francois Mori/AP/SIPA

Le PS avait pourtant prévenu : on ne l’y reprendrait plus. Après les cafouillages (tripatouillages ?) sur les résultats du premier tour de la primaire organisé par le parti, Christophe Borgel s’était défendu : « il n’y a eu aucun gonflement » de la participation, évoquant un « bug informatique », puis une « erreur humaine ».

Dans la soirée de dimanche, des journalistes et des internautes ont de nouveau relevé des incohérences sur les résultats affichés sur le site de la « primaire citoyenne ». Le problème ? Un décalage entre la mise à jour de la participation (en augmentation au fil de la soirée) et la stagnation des suffrages exprimés pour Manuel Valls et Benoît Hamon (et inversement).

On a posé la question à Rachid Temal, co-organisateur de la primaire. « Tous les résultats sont sur le site. Il y a des résultats qui remontent, PV par PV, bureau de vote par bureau de vote. Un système de contrôle et de validation est alors fait par la haute autorité. Quand c’est validé, le résultat est agrégé dans le système », répond-il.

Mais pourquoi ce décalage ? Il botte en touche. « Il n’y a pas de problème, même si les journalistes veulent toujours écrire autre chose. Le résultat à prendre en compte est celui affiché actuellement sur le site, il ne reste que 0,51 % des votes à centraliser. »

Des problèmes « à la marge »

Autre moment de flottement : plusieurs journalistes avaient montré dimanche dernier qu’il était possible de voter deux fois. Rebelote au second tour : des journalistes de BuzzFeed, de l’émission C Politique sur France 5 et d’une télévision locale tahitienne ont pu voter jusqu’à quatre fois.

Malgré son agacement, on a quand même interrogé Rachid Temal sur ce problème. « Que des journalistes ne respectent pas ce qui est prévu par le code électoral, c’est leur problème. Il y a toujours des décalages parce que certaines personnes sont inscrites ailleurs, c’est à la marge… Il y a eu deux millions de votants, la primaire est un succès », veut retenir Rachid Temal.