Hamon, vainqueur de la primaire: Une «belle victoire» saluée par le PS

REACTIONS Benoît Hamon s'est imposé très nettement avec 58,87% des suffrages contre 41,13% pour l'ancien Premier ministre Manuel Valls...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS.
Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS. — Lionel Urman/SIPA

Ca y est, le PS a son candidat à la présidentielle. Vainqueur du second tour de la primaire organisée dimanche par le parti socialiste, Benoît Hamon s’est imposé très nettement avec 58,87 % des suffrages contre 41,13 % pour l’ancien Premier ministre Manuel Valls. Plusieurs personnalités du PS ont félicité la victoire du candidat.

D’abord, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a réagi sur Twitter : « Bravo à @benoithamon. Amitiés à @manuelvalls ».

« Un souffle nouveau à la gauche et à notre pays »

La maire de Paris Anne Hidalgo a aussi utilisé le réseau social pour s’exprimer après l’annonce de la victoire de Benoît Hamon. « J’adresse mes félicitations à @benoithamon pour sa victoire ».

Le député PS Henri Emmanuelli salue pour sa part une « belle victoire ». Il n’est pas le seul, la maire de Lille Martine Aubry s’est aussi réjouie dans un communiqué. « J’adresse un grand bravo à Benoît Hamon pour sa victoire sans appel. Son projet apporte un souffle nouveau à la gauche et à notre pays. Il s’est attaqué avec des réponses neuves et fortes aux défis actuels et à venir de nos sociétés. Il a, ainsi, su réveiller l’enthousiasme à gauche et ranimer l’espoir d’un avenir meilleur pour tous et pour chacun. Ce soir, c’est la victoire d’une gauche forte sur les valeurs et lucide sur les changements dont notre pays a besoin. »

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« La gauche vient de désigner le capitaine du Titanic… »

Si Jean-Luc Mélenchon a adouci son discours vis-à-vis de Benoît Hamon, d’autres restent prudents, pour ne pas dire critiques. « Avec un discours un peu dépoussiéré, Benoît Hamon aura réussi durant cette primaire à se démarquer pour partie du bilan d’un quinquennat calamiteux pour les catégories populaires, souligne Philippe Poutou (NPA). Pour autant, cela ne peut suffire à nous faire oublier que Hamon estime simplement qu’il y a juste un « sentiment d’inachevé, comme si nous étions restés au milieu du gué » ! Avec Hamon, cette vieille gauche, qu’elle soit social-démocrate ou libérale, ne constitue pas une perspective pour enrayer les dégâts de la crise et répondre aux besoins sociaux et environnementaux ».

De son côté, le Parti radical de gauche met en garde. « Le projet porté par Benoît Hamon, s’il l’a emporté, ne saurait trouver en l’état l’adhésion des radicaux de gauche. (…). Il revient à Benoît Hamon désormais, s’il souhaite faire gagner la gauche en mai, de trouver les termes du rassemblement ».

Du côté du Front national, Gilbert Collard (député) y est allé de sa petite phrase bien virulente. « La gauche vient de désigner le capitaine du Titanic… »