Affaire Penelope Fillon: Jean-Marie Le Pen vole au secours de Fillon

SOUTIEN « Je pense que ce n’est pas parce qu’on est la femme d’un député qu’on ne peut pas être sa collaboratrice »...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marie Le Pen interviewé par «Le Parisien» le 3 octobre 2016.
Jean-Marie Le Pen interviewé par «Le Parisien» le 3 octobre 2016. — Le Parisien

François Fillon, dont la femme est soupçonnée d’avoir occupé un emploi fictif, a reçu ce vendredi un « soutien » inédit. Jean-Marie Le-Pen, co-fondateur du FN, a estimé ce vendredi que le candidat à la présidentielle est visé par une « boule puante » pour « essayer de le faire trébucher ».

« Je pense que ce n’est pas parce qu’on est la femme d’un député qu’on ne peut pas être sa collaboratrice », a expliqué Jean-Marie Le Pen dans son « Journal de bord » mis en ligne vendredi.

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« Je trouve assez scandaleuse l’offensive lancée contre la liberté des parlementaires de se choisir et de gérer les crédits pour l’assistance. C’est au député de savoir de qui il a besoin, quelles sont les meilleures compétences », explique l’ancien président du FN qui n’évoque pas le caractère éventuellement fictif de l’emploi.

« Boule puante »

Selon lui, « ceci doit se passer du contrôle de l’exécutif sur leurs compétences, c’est scandaleux ». Il a évoqué les enquêtes menées au Parlement européen au sujet d’assistants parlementaires FN, soupçonnés de ne travailler en fait que pour le parti d’extrême droite. « C’est une volonté selon moi de l’administration du Parlement européen » de contrôler ces situations, a-t-il dénoncé.

« Il en est de même pour François Fillon, c’est évident que c’est une boule puante qu’on lui lance dans les jambes pour essayer de le faire trébucher », fait-il valoir.

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Pour Jean-Marie Le Pen, « c’est évident que ce ne sont pas ces sommes-là qui vont en faire un homme très riche ».

L’eurodéputé s’en prend aussi au parquet national financier, qui a ouvert une enquête préliminaire sur les soupçons d’emploi fictif visant Penelope Fillon. « Ce parquet, il ne faut jamais oublier qu’il est aux ordres du pouvoir », a lancé Jean-Marie Le Pen.

« Ce parquet lance des accusations et des enquêtes préliminaires, une procédure qui est soviétique car il n’y a aucun contrôle [des avocats ou d’un juge d’instruction, ndlr], aucun recours », a-t-il fustigé.