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TEMOIGNAGESIls ne sont pas encore majeurs et votent à la primaire de la gauche

Primaire à gauche: «On peut être jeune et éclairé»... Ils ont moins de 18 ans et votent à la primaire

TEMOIGNAGES
Les mineurs de plus de 16 ans des partis co-organisateurs de la primaire ont l'autorisation d'aller aux urnes...
Benoît Hamon en visite chez les militants du Mouvement des jeunes socialistes.
Benoît Hamon en visite chez les militants du Mouvement des jeunes socialistes. - CHAMUSSY/SIPA
Coralie Lemke

Coralie Lemke

Ils sont mineurs et peuvent participer à la primaire de la gauche. Contrairement à la primaire de la droite, les 16-18 ans membres des partis co-organisateurs de la primaire (PS, Parti radical de gauche, Génération Ecologie...) et de leurs organisations de jeunesse peuvent faire entendre leur voix. Un premier vote important aux yeux de ces jeunes, déjà politisés malgré leur jeune âge. 20 Minutes a recueilli leurs premières impressions.

Jane, 17 ans : « Je me suis retrouvée face à sept candidats »

« Voter, ça fait grandir ». Jane, jeune élève de terminale S au Mans (Sarthe), mesure le poids que peut avoir son vote. « C’est vraiment dur de savoir ce qui est pertinent pour la France. Je me suis retrouvée devant sept candidats, c’est énorme. Du coup j’ai bien regardé les débats pour m’informer. » L’égalité entre hommes et les femmes est un des thèmes qui lui est le plus cher.

Jane a finalement voté Vincent Peillon. Pour le deuxième tour, elle hésite encore mais trouve Benoît Hamon « un peu trop utopiste ».

Il y a quelques mois, Jane a décidé de s’engager chez le Mouvement des jeunes socialistes (MJS). « Je voulais réfléchir à l’actualité et débatte des thèmes de société. L’année prochaine, je serai en licence de chimie mais je resterai chez les jeunes socialistes. Ça m’apporte beaucoup. »

Dorian, 17 ans : « C’est un privilège »​

Il n’est qu’en 1ère ES et pourtant, il vote déjà. Une chance que Dorian, originaire de la banlieue de Pau, sait savourer. « Pour moi, voter, c’était un privilège et une fierté de pouvoir exprimer mes idées. En plus, ça coupe l’herbe sous le pied à ceux qui disent que la politique n’intéresse plus personne et surtout plus les jeunes. »

Dans sa classe, peu d’élèves s’intéressent à la politique. « Mais quand je leur parle de ce que je fais, je vois que ça suscite un intérêt chez eux. Ils sont tous derrière moi et me soutiennent, c’est génial. D’ailleurs je trouve ça paradoxal que je puisse voter à la primaire alors que certains sont nés en fin d’année, auront 18 ans mais ne pourront pas voter. »

Après avoir soutenu Arnaud Montebourg au premier tour, Dorian votera pour Benoît Hamon dimanche. « S’il gagne, ça permettra de tourner la page du socio-libéralisme. »

Solveig, 17 ans : « Ça avait l’air solennel, mais en fait non »​

En première année à Sciences Po Paris, Solveig est originaire d’une banlieue « pas pauvre mais pas riche non plus ». Elle a longtemps voulu s’engager en politique. « Mais la base du « mouvement était trop éloignée de ma ville. Maintenant que j’habite Paris, ça va mieux. »

Encartée au MJS dès la rentrée universitaire, elle a pu voter pour la première fois dimanche. « ça ne m’a pas fait grand-chose. Je pensais que ça allait être très solennel mais en fait non. C’est juste un petit papier dans une enveloppe. »

La jeune fille soutient Benoît Hamon pour sa « vraie vision de la société et sa volonté de progrès social ». Le revenu universel est une des mesures qu’elle apprécie le plus. « Pour un jeune par exemple, ça permettrait de ne plus avoir à travailler pendant ses études. Ça, c’est un facteur de réussite. »

Solveig est contente que le parti laisse les jeunes participer à la primaire. « On peut être jeune et éclairé. Je suis contente de faire partie du processus. En revanche, je suis frustrée de ne pas pouvoir voter à la présidentielle. »

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