VIDEO. Primaire à gauche: «Petit Benoît» Hamon a fait flancher Manuel Valls

ELECTION Le député des Yvelines Benoît Hamon vire en tête du premier tour de la primaire organisée par le PS et ses alliés...

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Le candidat à la primaire à gauche Benoit Hamon après les résultats du premier tour, le 22 janvier 2016 à Paris
Le candidat à la primaire à gauche Benoit Hamon après les résultats du premier tour, le 22 janvier 2016 à Paris — Kamil Zihnioglu/AP/SIPA

« Petit Benoît » est devenu grand dimanche soir, au premier tour de la primaire organisée par le PS et ses alliés. Benoît Hamon est arrivé en tête de la consultation avec 36,35 % des voix, dépassant Manuel Valls qui a obtenu 31,11 % des voix selon des résultats partiels à 0h45.

>> Le live du premier tour de la primaire à gauche, en direct

Deux incarnations de la gauche s’opposent dans cet entre-deux tours. Et dans ce match, le député qui s’est dressé contre les lois Macron puis El Khomri donne un sacré coup à la gauche de gouvernement portée par Manuel Valls.

« Message clair d’espoir »

Benoît Hamon aborde en effet ce second tour en position de force grâce au soutien du troisième homme de cette primaire, Arnaud Montebourg, qui a recueilli 17,52 % des voix. Arrivent ensuite Vincent Peillon (6,85 %), François de Rugy (3,88 %), Sylvia Pinel (1,97 %) et Jean-Luc Bennahmias (1,01 %)

Entouré de ses soutiens, Benoît Hamon a salué dimanche soir « un message clair d’espoir et de renouveau », appelant « à amplifier la mobilisation » au second tour. La recette de la victoire ? « On ne va pas changer une stratégie qui gagne, on est sincères, cohérents », a expliqué une proche de Benoît Hamon à 20 Minutes à l’issue des résultats. « On a nos petits moyens, mais c’est aussi la marque de fabrique de Benoît Hamon, la simplicité », a-t-elle ajouté.

« Rien n’est écrit »

Quant à Manuel Valls, l’héritage du quinquennat de François Hollande aura-t-il été trop pesant pour pouvoir convaincre ? Manuel Valls, dont la campagne a été marquée par sa nouvelle opposition au 49-3, a au moins échoué au pari du rassemblement au premier tour.

Cinglant, l’ancien locataire de Matignon a taclé dimanche les « promesses irréalisables et infinançables » de Benoît Hamon. Se qualifiant de « combattant », Manuel Valls a professé que « rien n’est écrit », précisant aux électeurs : « Vous avez le choix entre une défaite assurée et la victoire possible ». Seule consolation de la soirée :  Sylvia Pinel a appelé à voter en faveur de l’ex-Premier ministre.

Selon le PS, près de deux millions de personnes se sont déplacées dimanche, alors qu’ils étaient 2,7 millions au premier tour de la primaire PS en octobre 2011. Cette primaire se termine le 22 janvier, et donnera le nom du candidat portant les couleurs du PS à la présidentielle de 2017.