Primaire à gauche: Manuel Valls chahuté pour son dernier meeting

PRESIDENTIELLE Manuel Valls, dont la campagne a été émaillée d'incidents depuis décembre, a été interrompu à plusieurs reprises au début de son discours...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls, le vendredi 20 janvier 2017 lors de son dernier meeting avant le 1er tour de la primaire.
Manuel Valls, le vendredi 20 janvier 2017 lors de son dernier meeting avant le 1er tour de la primaire. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Décidément la fin de campagne éclaire de Manuel Valls aura été mouvementée. Giflé mardi à Lamballe (Côtes-d’Armor), l’ancien Premier ministre a connu, vendredi soir, un dernier meeting chahuté, à deux jours du premier tour de la primaire socialiste élargie.

« Je suis debout ! »

Il a été interrompu à plusieurs reprises au début de son discours prononcé devant un millier de personnes réunies dans la salle du Trianon, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. D’abord par un homme qui s’est levé en criant « 49-3, on n’oublie pas ! ». « On veut me faire mettre un genou à terre dans cette campagne, je suis debout ! », a lancé Manuel Valls, « me mettre un genou à terre, c’est mettre la gauche à terre ! ».

Puis des Gabonais l’ont interpellé sur l’attitude de la France envers le régime d’Ali Bongo, avant d’être évacués à leur tour. « Moi, je ne dirai jamais à un Gabonais de retourner dans son pays, sa place est ici », a affirmé Manuel Valls, en allusion à la réponse qu’avait faite Nicolas Sarkozy dans des circonstances semblables il y a quelques mois.

Il s’en est aussi pris à François Fillon, dont « certains à droite lui demandent déjà, déjà, de revoir son programme », jugé trop drastique sur la Sécurité sociale.

Hamon ciblé

Mais Manuel Valls en a surtout profité pour cibler Benoît Hamon vendredi soir, en fustigeant les « mirages » et les « fausses promesses ». « Je ne veux pas de ces mirages qui s’évaporent en un instant et qui sèment la désillusion, la rancune, les procès en trahison », a dit Manuel Valls, qui a multiplié les attaques contre Benoît Hamonet son revenu universel ces derniers jours.

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« Je ne suis pas là pour je ne sais quelle surenchère pour qui serait plus à gauche, plus social, plus généreux, plus moderne (…) Etre de gauche c’est être indigné et c’est agir », a-t-il poursuivi. « La gauche, elle gagne quand elle est crédible, avec des propositions qui le sont tout autant », a plaidé l’ex-locataire de Matignon.

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