Débat primaire à gauche: Seuls Montebourg et Peillon jugent «zéro SDF» possible

DEBAT Seuls les candidats à la primaire à gauche Arnaud Montebourg et Vincent Peillon jugent possible un engagement de «zéro SDF»...

20 Minutes avec AFP

— 

Les portraits des sept candidats de la primaire de la gauche Jean-Luc Bennahmias, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, Francois de Rugy, et Manuel Valls.
Les portraits des sept candidats de la primaire de la gauche Jean-Luc Bennahmias, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, Francois de Rugy, et Manuel Valls. — AFP

Alors que la France connaît un épisode de froid intense, les sept candidats à la primaire organisée par le PS ont tous plaidé jeudi pour faire davantage afin d’améliorer l’hébergement des SDF, surtout par grand froid.

>> Le live du troisième débat de la primaire à gauche, en direct

Mais seuls Arnaud Montebourg et Vincent Peillon ont jugé possible un engagement de « zéro SDF » lors du dernier débat avant le premier tour de la primaire.

Ex-ministre socialiste de l’Economie, Arnaud Montebourg, a répondu : « Je crois que c’est possible ». Il a prôné en particulier que l’Etat investisse dans les centres d’hébergement d’urgence, ne trouvant « pas idéal » que « l’Etat paye des chambres d’hôtel, parce qu’il n’y a pas de suivi social ».

« Ces ricanements sont indécents »

Pour Vincent Peillon, « oui, notre pays a les moyens de faire davantage pour ceux qui font moins », quand « tant d’inégalités (…) de mauvais comportements », comme celui de Serge « Dassault », « tant d’argent versé, 400 millions pour Bernard Tapie ou 1,5 milliard pour l’écotaxe ».

>> A lire aussi: Strasbourg : Une vidéo montrant la police municipale et des SDF fait polémique sur Internet

« Quand Lionel Jospin en 2002 avant sa défaite avait affiché cet objectif, beaucoup avaient ricané. Ces ricanements sont indécents », a lancé l’eurodéputé.

Benoît Hamon a considéré un engagement de zéro SDF « extrêmement difficile et grave à prendre », sachant que « la pauvreté a augmenté » mais que « le gouvernement n’est pas resté sans agir ».