Débat de la primaire à gauche: Benoît Hamon attaqué sur le chiffrage du revenu universel

DEBAT Le candidat Benoît Hamon a de nouveau été attaqué sur le chiffrage du revenu universel lors du troisième débat de la primaire à gauche...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le 3e débat de la primaire à gauche.
Le 3e débat de la primaire à gauche. — France2

Coucou le revenu universel ! Alors que les candidats devaient parler de la dette au cours du débat télé de ce jeudi soir, ils ont dérivé sur la proposition de revenu universel défendue par Benoît Hamon et Jean-Luc Bennahmias.

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La création d’un revenu universel versé aux 18-25 ans a été la cible des candidats après une semaine de tirs croisés dans les médias et par meetings interposés de Vincent Peillon, Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Attaqué jeudi soir par tous les candidats à l’exception de Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon a tenté de justifier sa proposition évaluée à 45 milliards dans un premier temps, avant d’atteindre 300 milliards. Un chiffre qui fait bondir ses concurrents.

L’écologiste François de Rugy a tout d’abord dégainé : « Lors de la primaire de la droite, c’était un concours de chiffres pour supprimer le plus de fonctionnaires. […] C’est un peu la même chose pour le revenu universel. Il faut trouver 45 milliards d’euros pour financer la première phase. » 

Benoît Hamon: «Le but du revenu universel est d’accompagner le partage du temps de travail»

La critique a été amplifiée Arnaud Montebourg, qui a estimé : « 300 milliards, c’est l’équivalent du budget de l’Etat, donc on va faire un deuxième budget de l’Etat, ce sera un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires. » 

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Incompréhension du côté de Sylvia Pinel, qui a douté de la faisabilité de cette proposition, se demandant « comment Benoît Hamon finance le revenu universel ».

« La gauche ne peut pas se confondre ni avec les impôts, ni avec l’idée qu’on donne la même chose à tout le monde », a tranché Manuel Valls, ajoutant l’un de ses slogans de campagne : « La gauche s’identifie tout simplement au travail. » 

Les 45 milliards du premier volet du revenu universel est « l’équivalent du CICE et du pacte de responsabilité qui ont coûté 40 milliards », s’est défendu l’ancien ministre de l’Education Benoît Hamon.

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Seul soutien durant cette séquence, Jean-Luc Bennahmias a volé au secours de Benoît Hamon, lui lançant : « Benoît ne te décourage pas, c’est la seule idée neuve qu’on ait eu depuis des années ! »