Primaire à gauche: La santé et la dette au menu du dernier débat avant le premier tour

LIVE Les sept candidats s'affrontent pour le dernier débat télé de la primaire à gauche, avant le premier tour dimanche...

A.-L.B, L.C, O.P.-V.

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Le 3e débat de la primaire à gauche.
Le 3e débat de la primaire à gauche. — France2

L'ESSENTIEL

  • La primaire doit désigner le candidat socialiste (et alliés) pour la présidentielle
  • Sept candidats sont en lice: Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Sylvia Pinel, et François de Rugy
  • Le scrutin aura lieu les 22 et 29 janvier prochains

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0h30 : Que faut-il retenir de ce 3e débat ?

On vous quitte avec cet article qui vous résume les temps forts de ce débat de près de trois heures. Bonne nuit !

Ce qu'il faut retenir du dernier débat avant le premier tour

 

00h25 : Qui a dit quoi ?

Retrouvez quel(le) candidat(e) a prononcé ces 7 punchlines, par ici. 

 

0h05 : «20 Minutes» a regardé le débat avec vous, on vous raconte ça !

Notre journaliste Coralie Lemke a regardé le débat avec trois sympathisants de gauche qui cherchaient à se décider sur leur vote de dimanche. Leur verdict ? On vous raconte ça par ici : 

On a regardé le débat des primaires avec des sympathisants de gauche

 

23h50 : Le débat est fini !

23h43 : Le best-of des conclusions

C’est l’heure de la conclusion. Voici l’essentiel pour chaque candidat :

 

Jean-Luc Bennahmias : « Une grande alliance, d’arc progressiste et écologique est la seule qui permette une majorité progressiste ».

 

Sylvia Pinel : « Je pourrais vous dire que le changement est d’élire à la tête de la France une femme d’une nouvelle génération ». Après avoir cité pêle-mêle « droit de mourir avec dignité, égalité des chances, l’entreprise qui rassemble tous ses acteurs, la laïcité », elle conclut : « Voter pour moi, c’est vouloir retrouver confiance et optimisme ».

 

François de Rugy : « La rénovation de la gauche, elle passe par le bulletin de vote que vous choisirez dimanche, et moi je vous propose le bulletin de vote de la clarté. »

 

Au tour de Benoît Hamon qui défend son projet qui « redonnera du pouvoir à tous en tant que citoyen ».

 

Manuel Valls conclut par une anaphore : « Je veux incarner une France indépendante dans le monde d’aujourd’hui. Je veux incarner une société éducative. Je veux incarner une société du travail. »

 

Arnaud Montebourg : « Je n’appartiens pas à cette gauche qui a renoncé. J’appartiens à cette gauche qui ne baisse pas les bras, qui sait affronter les puissants ». « Nous pouvons l’emporter au mois de mai prochain, c’est pour ça je vous propose qu’ensemble nous franchissions ces étapes ».

 

Vincent Peillon : « J’ai un projet précis, crédible et de gauche », a-t-il dit avant de lancer un appel à la participation. « Dimanche soyez fiers d’être de gauche, venez voter ».

23h35 : C'est le moment du mot de conclusion

Chaque candidat a quelques minutes pour conclure.

23h31 : Agacés d’être interrogés sur Macron, mais bons clients

Ils ont beau dire qu’ils sont agacés qu’on les interroge sur Emmanuel Macron, les candidats de la primaire y vont chacun de leur réaction. Plusieurs d’entre eux ont également tweeté sur l’ancien ministre de l’Economie en direct pendant le débat.

23h21 : Hollande pourrait-il soutenir Macron ?

Les candidats sont interrogés sur leur position vis-à-vis d’Emmanuel Macron, qui réalise une percée dans les derniers sondages. Pendant ce temps, le président de la République François Hollande, qui ne regardait pas le deuxième débat, semble se rapprocher du candidat d’En Marche. En tout cas, il ne se passionne pas pour la primaire de son parti.

 

23h20 : Qui est le/la plus convaincant(e) ? Votez !

N’oubliez pas de voter pour désigner le candidat ou la candidate la plus convaincant(e) ce soir sur le plateau.

 

23h18 : « Je trouve ça tout simplement vieux », dit Hamon au sujet de Macron

Les candidats sont désormais interrogés sur Emmanuel Macron. « Je ne trouve pas cela inintéressant, je trouve ça tout simplement vieux », lâche Benoit Hamon. Et de poursuivre : «Celui qui gagnera la primaire de gauche aura une légitimité que Macron n'a pas».

 

Arnaud Montebourg juge pour sa part que la candidature de Macron est confuse. «Je ne comprends pas comment on peut faire l'éloge de Philippe de Villiers, Mitterrand, Giscard d'Estaing, recevoir le soutien de Raffarin et être critiqué par Larcher. J'ai besoin de comprendre son programme : quel est-il ? Quand c'est flou, il y a un loup».

Une citation de Martine Aubry au sujet de... François Hollande. Elle a été prononcée sur RTL en octobre 2011, pendant la primaire socialiste : «comme disait ma grand-mère, quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup».

La référence semble amuser Manuel Valls : 

Vincent Peillon : «Macron ne me fait pas peur». «C'est dommage qu'il ne soit pas venu débattre avec nous».

 

Sylvia Pinel : «On ne voit pas très bien les contours de son projet». Et d'ajouter : «Le véritable courage de Macron aurait été de participer à cette primaire».

 

François de Rugy : «J'ai de grandes divergences avec Emmanuel Macron». Sans jamais prononcer le mot désistement,  il martèle : «Il faut tout faire pour qu'il n'y ait pas de deuxième tour entre Fillon et Le Pen».

23h09 : Le débat porte désormais sur Donald Trump, une fois de plus

Le président américain a été régulièrement évoqué à chacun des trois débats de la primaire de la gauche.

 

23h10 : Clash entre Vincent Peillon et Manuel Valls

Vincent Peillon reproche l'usage du mot «guerre» au sujet des déclarations de Donald Trump, ce à quoi l'ancien premier ministre rétorque que «Vincent me rappelle parfois un vieux professeur, à me dire quel mot utiliser ou non». Ce à quoi l'ancien ministre de l'Education répond vertement.

EXPLICATION. L'ancien ministre de l'Education rebondissait sur une déclaration de Valls à BFM lundi. Ce dernier a affirmé que Donald Trump, qui qualifie le Brexit de « grande chose » ou la politique migratoire d’Angela Merkel d'« erreur catastrophique », a fait « une déclaration de guerre à l’Europe », dont il « propose tout simplement la dislocation ».

23h05 : Sur le dossier syrien, les candidats ne proposent rien de très nouveau

François de Rugy et Sylvia Pinel écartent toute discussion avec Bachar Al-Assad.

Vincent Peillon : « Nous parlons avec des responsables du gouvernement de Bachar Al-Assad (…) La position de la France c’est qu’il ne fera pas partie de la solution. Il a massacré 350.000 civils de sa population, il relèvera donc de crimes de guerre ».

Jean-Luc Bennahmias déplore que « la France a été exclue des négociations » sur le conflit syrien. « La France doit continuer à intervenir (…) On discute forcément avec ses ennemis. Et il nous faudra, de ce fait, discuter avec Poutine ».

22h58 : Les « cartes blanches » des 7 candidats

Les candidats ont dégainé durant le troisième débat de la primaire leurs propositions méconnues. On vous les a compilées par ici :

 

22h53 : Pour Hamon, « il faut reconnaître l’Etat de Palestine »

Questionné sur le Moyen-Orient et Bachar al-Assad, Benoît Hamon élargit le débat en demandant une reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

 

EXPLICATION. En novembre 1988, le Conseil national palestinien proclame l’indépendance, et à peu près 75 pays la reconnaissent dans les jours qui suivent. La France ne l’a jamais fait (l’Argentine et le Brésil l’ont fait en 2010, l’Islande en 2011, le Portugal en 2012 et la Suède en 2014), mais elle condamne officiellement les colonies implantées sur le territoire palestinien dans les frontières de 67, et plaide pour une solution à deux états.

 

Jean-Marc Ayrault a déclaré le 8 janvier, à l’issue de la conférence internationale sur le Proche-Orient à Paris, que toute résolution du conflit israélo-palestinien devait se baser sur les frontières de 1967 et les grandes résolutions des Nations Unies.

22h50 : On enchaîne sur la sécurité au Proche-Orient

 

22h48 : Qu’ont dit les candidats sur la parité ?

Arnaud Montebourg dénonce « l’inégalité salariale dans les entreprises » et se montre favorable au congé paternité obligatoire de 11 jours.

 

François de Rugy souhaite un congé parental partagé « avant la naissance, pour qu’il y ait un temps de formation, parce qu’être parent ça s’apprend ». Il veut aussi permettre aux femmes victimes d’inégalité salariale d’agir en justice.

 

Sylvia Pinel : « Il faut casser le sexisme ordinaire, lutter contre les stéréotypes et les clichés qui durent depuis l’enfance. Cette question se joue dès l’école, dès le plus jeune âge ». Elle veut aussi obliger les pères à prendre leur congé paternité. Enfin, elle souhaite ouvrir la PMA à toutes les femmes.

 

Manuel Valls ne souhaite pas être en reste : « J’ai eu la seule directrice de cabinet de toute la Ve République ». Il juge que « la question de l’égalité salariale » est prioritaire. « Le volontarisme politique sur cette question est possible ».

 

Benoît Hamon veut augmenter les pénalités financières en cas de non-respect de la parité aux élections.

 

Vincent Peillon souhaite conditionner le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) à l'égalité salariale.

22h45: Sylvia Pinel et la parité hommes-femmes

Sylvia Pinel veut introduire la parité à l'Assemblée nationale, mais ne souhaite pas toucher au mode de scrutin aux législatives 2017. 

 

PROBLEME : Ce n'est pas possible de garantir cette parité au Parlement sans changer le mode de scrutin, car il faut pour cela un scrutin de listes, alors qu'actuellement les députés sont élus au scrutin uninominal. 

22h43 : Défendant la parité, Bennahmias coupe la parole à Pinel

« Nous sommes un vieux pays de macho », lance Jean-Luc Bennahmias. « Il ne faut pas attendre grand-chose des hommes. S’ils avaient voulu laisser de la place aux femmes, ils l’auraient fait. Ne comptez pas sur les hommes ! Il faut que les femmes prennent le pouvoir », lâche-t-il.

Il refuse de légiférer sur la parité. «Passer par la loi ? Je suis plutôt pour une société de la responsabilité». Sylvia Pinel veut lui répondre, mais se fait interrompre par le candidat.

Côté canapé, nos trois sympathisants de gauche tiquent eux aussi :

 

22h37 : Unanimité des candidats pour « sauvegarder » la Sécu

    • La sécurité sociale a été longuement évoquée. On vous résume ce qui a été dit ici :

 

22h31 : « L’un de vous a-t-il nommé une femme directrice de sa campagne ? »

Léa Salamé vient de lancer une question inattendue aux candidats. « Qui parmi vous a une femme comme directrice de campagne ? » Après un bref silence, François de Rugy répond : « moi ». La députée écologiste de la Vienne Véronique Massonneau, présente dans le public ce soir, dirige en effet sa campagne pour la primaire. Cet échange fait réagir le public. Puis le débat reprend sur la parité.

 

22h30 : Le point «plateau télé» sur l'euthanasie

Bérénice, l'une des militantes avec qui notre journaliste regarde le débat, y est favorable.

 

22h23 : On passe à la sécurité et plus particulièrement la prison

Faut-il construire plus de prison ou proposer des peines différentes aux délinquants ? Les candidats sont interrogés sur cette question.

Pour rappel, il y a aujourd’hui 58 000 places de prison pour environ 68 000 détenus.

Un petit résumé des positions des candidats :

 

Benoît Hamon défend des «alternatives à la détention, notamment pour les courtes peines. Il faut mettre l’accent sur la réinsertion»

 

Sylvia Pinel souhaite aussi «le développement des peines alternatives. Il faut mieux préparer la sortie de prison. Il faut conforter le nombre de juges d’application des peines».

 

Manuel Valls, martèle que la gauche doit être «crédible». «Pour lutter contre la surpopulation, nous devons construire de nouvelles places de prison. J’en propose 10 000»

 

Arnaud Montebourg affirme néanmoins qu'il ne faut «rien tolérer des violences de la société, aider la justice, soutenir les forces de police… et en même temps penser à des peines alternatives.»

 

Jean-Luc Bennahmias veut améliorer «la situation du personnel pénitentiaire : gardiens, éducateurs, et je ferai en sorte que la prison ne remplace pas les hôpitaux psychiatriques», conclut-il.

 

François de Rugy : «J’ai une ligne claire : précaution, prévention, protection et pénalisation. Il doit y avoir une réponse pénale à tout délit». Il ajoute que la justice doit s'appliquer aussi à des personnes comme Christine Lagarde, «qui a été déclarée coupable mais n’ n’a pas ete condamné».

 

Vincent Peillon : «Nous avons un programme de prison parce que les prisons sont surpeuplées». Il veut donc augmenter le budget de la justice de 5 %.

22h21: Tous contre Hamon (et Bennahmias) et son revenu universel

Le député des Yvelines a été sous le feu des tirs croisés ce soir. Petit résumé du match par ici :

 

22h20: Un petit tour sur les réseaux sociaux...

Cette infographie vous permet de voir quels sont les emojis les plus utilisées pour décrire chaque candidat sur Twitter.

22h18 : La carte blanche de Pinel, les handicapés et les seniors

Sylvia Pinel veut lancer « un nouveau plan contre l’autisme ». Elle se concentre ensuite sur les personnes en situation de dépendance. « On ne pense pas assez à celles et ceux qui accompagnent un proche en perte d’autonomie, c’est 8 millions de personnes ». Elle propose de renforcer l’accueil pour aider les aidants de personnes handicapées à « souffler ».

22h16 : La carte blanche de Montebourg, des «clauses d'embauche» pour les jeunes des quartiers populaires

Arnaud Montebourg raconte sa rencontre avec «Hakim, jeune diplômé, qui a envoyé 380 CV et n'a reçu aucune réponse. Lassé et désespéré, il a choisi de s'appeler Stéphane, et a été accepté à deux entretiens sur cinq demandes». Il conclut en proposant «des clauses d'embauche pour les jeunes des quartiers populaires».

22h14 : La carte blanche de Peillon, deux «mesures de solidarité des générations»

Vincent Peillon présente deux propositions, l'une concernant les personnes âgées, un «service public des maisons de retraite», l'autre pour les jeunes, la réforme de la fiscalité sur la transmission des patrimoines. deux mesures qu'il a détaillées dans une interview accordée à 20 Minutes.​

 

22h12 : La carte blanche de Hamon, le droit à l'euthanasie (lui aussi)

Comme François de Rugy, Benoit Hamon y est favorable. Cette proposition figurait dans le programme du PS en 2012.

22h12 : La carte blanche de de Rugy, la légalisation de l’euthanasie

François de Rugy « souhaite que le gouvernement soumette au parlement un texte de loi qui légalisera l’euthanasie, l’aide active à mourir. » « Je sais qu’il peut y avoir des blocages, médicaux, cléricaux. Si c’est le cas, je soumettrai au peuple français par le référendum, car je crois que c’est le rôle de la gauche que de conquérir de nouveaux droits. »

 

22h10 : La carte blanche de Valls, le service civique obligatoire

Manuel Valls choisit de présenter son fameux service civique obligatoire de 6 mois minimum, car le pays traverse selon lui une «crise morale, une crise de conscience».

22h08 : Et c’est l’heure de la «carte blanche»

Les candidats sont invités à présenter la mesure de leur choix, en une minute pile, «une idée originale» précise David Pujadas.

Invité à commencer, Jean-Luc Bennahmias refuse : «je vais plutôt poursuivre le débat». Il défend alors «un socle social des pays du sud» de l'Union européenne, afin de discuter avec l'Allemagne."

 

22h06 : Pour de Rugy, « on ne reviendra pas en arrière sur le marché unique européen »

Toujours sur la question du protectionnisme, François de Rugy écarte la possibilité d’un protectionnisme français, car « on ne reviendra pas en arrière sur le marché unique européen ». En revanche, il insiste à nouveau sur son projet d’une « électricité 100 % française ».

Alors que les candidats parle de la production française, Arnaud Montebourg lance avoir appris à démonter un fusil Famas pendant son service militaire. Le chroniqueur Yann Moix l'avait pris à parti à ce sujet lors de son passage dans On n'est pas couché début décembre, l'accusant d'avoir été «un planqué».

 

22h03 : C’est l’heure du point « plateau télé »

Antoine, l’un des sympathisants de gauche avec notre journaliste regarde le débat, se pose des questions sur le revenu universel :

 

22h00 : En éco, peut-on imposer la préférence nationale comme le souhaite Montebourg ?

Arnaud Montebourg a été questionné sur sa proposition d’attribuer 80 % des marchés publics aux PME installées en France.

Voici l’explication qu’il a donnée à 20 Minutes : « Ce n’est pas contraire aux traités européens. La preuve, les Allemands sont à 50 % chez eux. Il suffit de le faire. C’est une question de pratique, pas de loi. Il y a 132.000 structures d’achats publics en France (des hôpitaux, des Ehpad, des sous-préfectures, etc.), même pas 30.000 en Allemagne. Donnons le monopole de la commande publique d’Etat à un seul organisme, l’union des groupements d’achats publics, sous tutelle du ministère de l’Economie, qui défend les producteurs. Certaines collectivités locales, comme les Pays de la Loire, sont à 80 %. Ils ont fédéré les achats, ça fait travailler les PME locales, et je veux cet exemple pour toute la France. C’est une extension du domaine de la lutte, comme dirait Michel Houellebecq. »

EST-CE POSSIBLE ? Non, pas à ce jour. Une préférence nationale pour les marchés publics est contraire à la Constitution et à la loi française, ainsi qu’aux engagements internationaux de la France et aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, ce que Montebourg, ministre du Redressement positif, soulignait lui-même en 2014.

21h59 : «Les grands groupes vont devenir un peu plus patriotiques»

Le chantre du made in France Arnaud Montebourg se lance sur le protectionnisme. Il déplore : «Le CAC 40 fait travailler 16% des PME françaises».

21h55: Sylvia Pinel très en retard côté chrono

La seule candidate a 4 minutes de retard sur le candidat qui a le plus parlé, Vincent Piellon.

 

21h45 : « Benoit, te décourage pas ! » lance Bennahmias

«c'est la seule idée nouvelle qu'on ait eue depuis des années !» Jean-Luc Bennahmias vole au secours de Benoit Hamon, critiqué sur le revenu universel. Il faut dire que lui aussi propose cette mesure. Mais est-ce un atout d’être défendu par le très survolté Jean-Luc Bennahmias sur le plateau ? L’avenir le dira…

Manuel Valls réaffirme pour sa part que ce revenu universel ne correspond pas à sa vision de la société, comme il l'avait expliqué à 20 Minutes :

 

21h43 : Benoit Hamon a-t-il reculé sur le revenu universel ?

Vincent Peillon a souligné les multiples changements de Benoît Hamon sur sa proposition de revenu universel. Explication ici :

Encore attaqué sur le sujet, Benoît Hamon défend en vidéo son revenu universel : 

 

21h42: «Ce quinquennat est la dernière station-service avant le lepénisme» lance Montebourg

21h41 : Bingo ! Le mot « caricature » a été prononcé

Il aura fallu 40 minutes de débat avant que l’une des journalistes soient accusés de « caricaturer » le programme d’un candidat, en l’occurrence Arnaud Montebourg. La critique des médias est décidément très à la mode chez les hommes politiques.

21h40 : Le point « plateau télé »

Apparemment, Manuel Valls ne convainc pas Tiphaine, l’une des trois sympathisants de gauche avec qui notre journaliste Coralie suit le débat.

 

21h39 : Au fait, c’est quoi cette règle du 3 % de déficit ?

Les candidats sont interrogés sur le déficit public de la France. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon veulent s’affranchir de la règle des 3 %. Inscrite dans le traité de Maastricht, la règle des 3 % de déficit public maximal est un des “critères de convergence” auxquels les pays membres de la zone euro doivent se soumettre. Cependant, la France n’a jamais connu de déficit public inférieur à 3 % depuis la crise financière de 2008. François Hollande avait promis de s’y conformer lors de sa campagne 2012, mais l’objectif avait été repoussé deux fois, en septembre 2013 puis de nouveau en septembre 2014. Michel Sapin espère un déficit de 3.3 % pour 2016.

21h33 : On embraye sur la dette et le déficit 

C’est le moment de parler finances publiques, mais Manuel Valls et Vincent Peillon tâcle d’abord le revenu universel d’existence proposé par Benoît Hamon et Jean-Luc Bennahmias. Il aura fallu à peine 30 minutes pour que cette proposition, très commentée pendant la campagne, soit mise sur la table.

Benoît Hamon et François de Rugy veulent restructurer les dettes souveraines des pays de la zone euro. Problème: l’Allemagne ne voulait déjà pas entendre parler d’une renégociation de la dette grecque, et dans le cas de la France, sa dette appartient à 60% à des créanciers privés étrangers.

Arnaud Montebourg, questionné sur le sujet par 20 Minutes, estime que le niveau de la dette «n’est pas un problème. En revanche, que les Français soient ultra-minoritaires dans la détention de la dette publique en est un. La renationaliser partiellement fait partie de ma stratégie. Mais je ne me placerai pas que sur le terrain de l’indépendance. Ce qui a fait bondir la dette de 20 points en dix ans, c’est l’austérité. La limite des 3 % de déficit n’a aucun sens. Je veux en libérer les Français. On ne construira pas l’avenir de ce pays avec des règles stupides et archaïques.»

 

21h28 : Quelles propositions sur le remboursement des soins ?

Les candidats sont interrogés sur la Sécurité sociale et le remboursement des soins.

L’essentiel de leurs propositions :

Pour Vincent Peillon, « il faut une complémentaire santé pour ceux qui ne sont pas couverts, avec des moyens qui permettent à ceux qui ne sont pas couverts par leurs entreprises de l’être ».

Arnaud Montebourg propose de rendre la couverture maladie universelle. « Il y a une injustice à éradiquer » pour ceux qui n’ont accès ni à la couverture maladie universelle (CMU) ni à une mutuelle, faute de moyens.

François de Rugy dénonce le projet de François Fillon : « c’est ramener l’Assurance-maladie au strict minimum, et Mélenchon c’est le tout-Etat. Je défends le système français mixte », c’est-à-dire « le système mutuel non lucratif, qui facilite l’accès aux soins, avec 2.500 établissements, 15.000 employés ».

Sylvia Pinel souhaite « préserver notre modèle de santé, en luttant contre les gaspillages, en favorisant les médicaments génériques, en délivrant les médicaments à l’unité ». Elle insiste : « il ne faut pas dérembourser certains actes comme l’IVG ou transférer tout vers les assurances privées. »

Jean-Luc Bennahmias veut que l’on favorise les médicaments génériques. « Ça ne me dérange pas qu’il y ait des mutuelles privées ». Le candidat propose également de « faire des maisons de santé dans les régions périphériques, rurales ».

21h24 : Un bug avec les sous-titres pour malentendants ?

A la rédaction, on était un peu perplexe devant les sous-titres du débat… Ce tweet d’une femme sourde nous confirme dans l’idée qu’ils ne sont pas au top…

 

21h23 : Qu’est-ce que le « numerus clausus » dont parle Arnaud Montebourg ?

Pour les études médicales, le « numerus clausus » détermine le nombre d’étudiants accédant à une deuxième année. Ce nombre est extrêmement restreint. La ministre de la Santé Marisol Touraine annonçait il y a quelques semaines 478 places supplémentaires dans 22 facultés en deuxième année de médecine pour parer aux déserts médicaux.

21h18 : Pour ou contre réunir la Sécu et les mutuelles ?

François De Rugy est interrogé sur la prise de position de Martin Hirsch. Le président de l’AP-HP a plaidé dans une tribune au Monde pour réunir la Sécurité sociale et les mutuelles sous une seule assurance-maladie universelle.

 

Jean-Luc Bennahmias fait référence à la pétition appelant François Fillon à préserver le modèle de la Sécu qui a recueilli 222.000 signatures en ligne, à l’initiative du professeur de médecine André Grimaldi.

21h17 : Où sont les déserts médicaux en France ?

 

21h16 : « Il y a 7, 8, 9 millions de pauvres » dit Manuel Valls

VERIFICATION. VRAI

8,6 millions, c’est le nombre de personnes pauvres en France, c’est-à-dire vivant avec moins de 1.000 euros par mois, selon le rapport 2013 de l’Insee sur les niveaux de vie en France, et publié en septembre 2015. Cela qui représente 14 % de la population. C’est un peu moins qu’en 2012 (14,3 % de la population).

21h13 : Le point «plateau télé»

Que se passe-t-il dans le salon de nos trois sympathisants de gauche ? Un indice ci-dessous.

 

21h10: On passe à la santé

Pendant que les candidats s'expriment sur leurs propositions, voici notre comparateur de programme :  

 

21h04 : Zéro SDF à la fin de votre mandat ?

Alors que la vague de froid a tué plusieurs sans-abris, les candidats sont interrogés par Léa Salamé : « Pouvez-vous prendre un engagement et dire qu’il n’y aura, à la fin de votre mandat, plus aucun SDF ? »

Leurs réponses :

Sylvia Pinel : « Des SDF qui souffrent, il y en a aussi en d’autres saisons (…) Nos concitoyens peuvent agir en louant des logements inoccupés, avec une garantie de l’Etat. L’hébergement d’urgence ne pourra pas seul y arriver, les administrés devront aussi intervenir ».

 

Arnaud Montebourg : « L’objectif « zéro SDF » peut être atteint » même si « le nombre de SDF a augmenté de 45 % » et que « beaucoup de personnes sont tombées dans la pauvreté à cause de la crise ». « L’Etat paie des chambres d’hôtel alors que ce n’est pas l’idéal. »

 

Vincent Peillon : « Oui, notre pays a les moyens de faire davantage pour ceux qui en ont besoin, d’autant plus que la pauvreté a augmenté ».

 

Benoit Hamon : « c’est un engagement extrêmement difficile et grave à prendre «. »La pauvreté a effectivement augmenté, le gouvernement (…) a augmenté massivement les places d’hébergement d’urgence «, a-t-il rappelé. » Il faut non seulement augmenter le nombre de places d’hébergement, mais aussi faciliter l’obtention de logements sociaux."

 

Manuel Valls : « je me méfie des slogans ». « 7 à 9 millions de pauvres, c’est insupportable, il faut un effort considérable pour lutter contre ces pauvretés ».

 

Jean-Luc Bennahmias : « Je prends l’engagement de donner plus de moyens aux services sociaux, donner plus de respect et plus de moyens aux associations caritatives".
 

François de Rugy propose de créer « un quota de capacité d’hébergement (sous différentes formes) par agglomération, par bassin de vie, négocié entre l’Etat et les collectivités locales ».

21h00 : Et ça commence !

20h57: Temps de parole, ordre des candidats, sujets... Comment va se dérouler ce troisième débat ?

On vous explique tout ici.

 

20h45 : François va-t-il regarder le débat en direct cette fois ?

Alors qu’il a passé la soirée de dimanche dernier au théâtre, plutôt que devant le deuxième débat de la primaire, le président de la République pourrait ce soir être devant la télévision à la préfecture des Ardennes, à Charleville-Mézières, où il est en déplacement jusqu’à vendredi. François Hollande semble jouer au chat et à la souris avec cette primaire, initialement taillée sur mesure pour lui... Notre journaliste Thibaut Le Gal a essayé d'en savoir plus.

 

20h35 : Des manifestants devant le studio de France Télévisions

Quelques manifestants sont venus au studio pour réclamer des mesures en faveur de l’éducation.

 

20h25 : « 20 Minutes » regarde le débat avec vous

Les pizzas chauffent au four, la télé est allumée… Notre journaliste Coralie Lemke regarde le débat avec trois sympathisants de gauche. Tiphaine, Antoine et Bérénice vont décider s’ils iront voter dimanche au premier tour de la primaire, et si oui, pour quel candidat. Nous ferons régulièrement des points « plateau-télé » dans ce live pour savoir ce que nos trois téléspectateurs pensent de ce débat. Et comme d’habitude, n’hésitez pas à nous poser vos questions, nous tâcherons d’y répondre !

20h15 : « 20 Minutes » a posé vos questions aux 7 candidats

Un peu de lecture avant de s’installer devant la télé : nous vous avons demandé quelles questions vous souhaitiez poser à chacun des 7 candidats. Vous nous avez envoyé des centaines de questions, merci ! Nous en avons sélectionné une dizaine et les avons posées aux candidats. Voici le résultat :

 

La série des débats est sur sa fin. Les sept candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste s’affrontent ce soir lors d’un troisième débat, le dernier avant le premier tour qui se tient dimanche. Manuel VallsVincent PeillonJean-Luc BennahmiasBenoît Hamon, Arnaud MontebourgSylvia Pinel, et François de Rugy vont jouer leurs dernières cartes pour tenter de se démarquer.

Les candidats vont évoquer la sécurité au Proche-Orient, les institutions, l'assurance-maladie ou encore les finances publiques. Des divergences sont à attendre sur les institutions: Benoît Hamon et Arnaud Montebourg appellent à une VIe République tandis que Vincent Peillon, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias plaident pour une élection des députés à la proportionnelle. Ils devraient aussi s'opposer sur l'épineuse question européenne qui souhaite limiter à 3% du PIB le déficit public.