Législatives: Macron refuse toute alliance avec un autre parti

VIE POLITIQUE «Il n'y aura aucun accord d'appareil» entre En Marche! et «quelque parti que ce soit» aux prochaines élections législatives, a affirmé Emmanuel Macron...

Lucie Bras

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Emmanuel Macron le 2 décembre 2016 à Deauville.
Emmanuel Macron le 2 décembre 2016 à Deauville. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

En Marche ! fera cavalier seul. Emmanuel Macro a refusé tout « accord d’appareil » pour son mouvement lors des élections législatives. Le candidat à la présidentielle investira des candidats issus de son mouvement dans toutes les circonscriptions.

« Je ne négocierai aucune circonscription contre un ralliement », a assuré l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande, lors d’une conférence de presse à son QG de campagne dans le 15e arrondissement de Paris.

« Je ne sacrifierai aucun de nos engagements initiaux qui nous ont menés jusqu’ici. Je ne suis le candidat d’aucun parti ni d’aucun appareil existant », a insisté le fondateur et président d’En Marche !

Un réservoir de « talents »

Emmanuel Macron a cependant précisé que son parti permettait « les adhésions multiples ». Les candidats d’En Marche ! aux élections législatives « peuvent être par ailleurs socialistes, radicaux, écologistes, centristes, républicains tant qu’ils se retrouvent dans notre projet », a-t-il ajouté.

Le candidat en a profité pour lancer un appel à s’inscrire en ligne à tous les volontaires qui souhaitent le rejoindre et faire campagne pour l’une des 577 circonscriptions avec le mouvement En Marche !.

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Par ce procédé, il souhaite voir « émerger des personnalités engagées et talentueuses » de la société civile. Une commission nationale chargée de choisir les candidats va être constituée « dans les prochains jours ».

« Les investitures seront décidées par vagues successives avec un objectif : construire une majorité de projet pour gouverner et traduire en actes notre engagement collectif et citoyen », a souligné l’ancien ministre de l’Economie.

Une décision radicale à destination des partis historique, dont il continue à siphonner les réservoirs de voix petit à petit.