Présidentielle 2017: C'est officiel, Henri de Castries apporte son soutien à François Fillon

ELECTION « Le succès de François Fillon vient du langage de vérité qu’il tient et de la combinaison de calme et de fermeté qu’il manifeste dans ses propos »...

20 Minutes avec AFP
— 
L'ancien PDG du groupe d'assurance Axa, Henri de Castries
L'ancien PDG du groupe d'assurance Axa, Henri de Castries — ERIC PIERMONT / AFP

C’est décidé, Henri de Castries roulera pour François Fillon. L’ancien PDG du groupe d’assurance Axa a rendu public ce mardi son engagement auprès du candidat de la droite à la présidentielle, et dénigré « la vieille cuisine » proposée par Emmanuel Macron.

« Je pense que c’est l’homme qu’il faut pour redonner de l’espoir à ce pays en lui permettant de retrouver le chemin de la croissance et de retrouver ce que doit être sa position en Europe et dans le monde », a-t-il déclaré à propos de François Fillon au micro de RTL.



François Fillon tient un « langage de vérité »

Henri de Castries, qui a quitté ses fonctions le 1er septembre 2016 après 17 ans passés à la tête du géant français de l’assurance, a dit admirer chez l’ancien Premier ministre « son autorité, sa vision du monde, son expérience et ses valeurs ».

Selon lui, « le succès de François Fillon vient du langage de vérité qu’il tient et de la combinaison de calme et de fermeté qu’il manifeste dans ses propos ».

« Il faut débrider le potentiel de ce pays dans un cadre européen », a ajouté l’énarque qui a aussi décidé de se mettre en congé de la présidence de l’Institut Montaigne, groupe de réflexion sur les politiques publiques d’obédience libérale.

Emmanuel Macron a un discours trop vague

« Je n’ai pas été l’inspirateur » du volet sur la Sécurité sociale très critiqué du programme de François Fillon, a-t-il assuré, mais la France se doit de réfléchir aux « technologies nouvelles dans le domaine de la santé, à l’intérieur du système de sécurité sociale ».



Interrogé sur Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, Henri de Castries a affirmé avoir « de la sympathie pour la personne » mais être « très profondément gêné par l’ambiguïté de son positionnement et le caractère très vague de son discours ».

« En réalité c’est une vieille cuisine qu’on nous ressert dans une casserole un peu neuve », a-t-il critiqué, retrouvant dans les soutiens d’Emmanuel Macron « un certain nombre de familiers de la famille politique » socialiste.

Un soutien décrié

Ce soutien témoigne d’une « collusion gravissime » entre le candidat de la droite à la présidentielle et les groupes d’assurance, a affirmé le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline.

« Nous attirons l’attention des Français sur le danger que représente un candidat aux mains des puissances d’argent et des intérêts privés les plus opposés à l’intérêt général », écrit David Rachline dans un communiqué.

« Nous demandons la publication de la liste des clients de François Fillon dans le cadre de ses activités de consulting et de conférences, pour savoir si des assurances privées y figuraient », ajoute David Rachline.



Ce soutien, affirme-t-il, « est de nature à inquiéter encore davantage quant au projet du candidat LR ». « En effet, en promettant de réserver à l’assurance privée la plus grande partie de la prise en charge en matière de santé (réservant la Sécurité sociale à la gestion des "gros risques"), François Fillon avait déjà suscité l’émoi », poursuit le communiqué.