A la peine, Philippe Poutou lance un appel pour trouver ses parrainages

PRESIDENTIELLE « On a déjà été candidat plusieurs fois et à chaque fois, il faut re-prouver notre légitimité », s’est désolé Philippe Poutou…

20 Minutes avec AFP

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 Le candidat à la présidentielle pour le Nouveau parti anticapitaliste Philippe Poutou
Le candidat à la présidentielle pour le Nouveau parti anticapitaliste Philippe Poutou — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Philippe Poutou est en difficulté pour réunir ses 500 parrainages. Ce lundi, le candidat à la présidentielle pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), a lancé un appel aux élus et aux médias, au nom du respect de la « démocratie ». « On a déjà été candidat plusieurs fois et à chaque fois, il faut re-prouver notre légitimité », s’est désolé Philippe Poutou lors d’une conférence de presse, assurant n’avoir dans l’immédiat obtenu qu’à peine 200 signatures d’élus sur les 500 nécessaires.

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Sans voix anti-capitaliste « il manquera quelque chose »

« On insiste sur l’aspect démocratique, s’il n’y a pas de voix anti-capitaliste dans la campagne, il manquera quelque chose », a renchéri Christine Poupin, une autre porte-parole du NPA. « Qui dira ce que portent les militants pour les migrants : la liberté de circulation et d’installation totale ? » a-t-elle ajouté.

Les deux responsables ont critiqué les nouvelles règles présidant à ces parrainages d’élus : la liste intégrale des parrains est désormais publiée et les élus doivent envoyer eux-mêmes les formulaires de parrainages.

« Entre le 24 février et le 17 mars, le délai est court, il faut que le papier ne finisse pas à la poubelle, qu’il soit bien tamponné, bien daté, bien envoyé », tâche qui était auparavant assurée par des militants, a décrit Christine Poupin.

Le traitement réservé à Macron critiqué

Mais au-delà, elle a décrit des maires à qui « ça prend la tête ». « Ca fait reposer sur leurs épaules des choses qui ne sont pas leur problème, il y a le risque de se fâcher avec la communauté de communes, ou simplement leur conseil municipal », explique-t-elle, évoquant également des « poussées Front national » par endroits.

Les deux responsables ont également vivement regretté d’être si peu invités dans les médias. Philippe Poutou a assuré que depuis l’annonce de sa candidature en mars, les invitations dans les émissions politiques étaient « proches de zéro ». Il a fustigé le traitement réservé à l’inverse à Emmanuel Macron qui « représente que dalle mais passe tous les jours à la télé ».

Interrogé sur un éventuel accord avec Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, il a reconnu que « c’est très difficile, la discussion n’a pas vraiment lieu » entre les deux partis d’extrême gauche. Vendredi, une vingtaine de personnalités dont l’écrivaine Annie Ernaux, le député écologiste Noël Mamère ou le réalisateur de « Merci Patron », François Ruffin, ont publié une tribune pour soutenir la demande de Philippe Poutou.