Primaire à gauche: Valls attaqué, Montebourg clashe Ferrari... Ce qu'il faut retenir du deuxième débat

DEBAT Les sept candidats s'affrontaient ce dimanche soir sur BFM TV, iTélé et RMC...

T.L.G.

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Arnaud Montebourg et Benoît Hamon
Arnaud Montebourg et Benoît Hamon — bertrand GUAY / AFP

Un débat un peu moins monotone. Trois jours après la première opposition télévisée, les sept candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste se retrouvaient à l’antenne ce dimanche. Manuel Valls, Vincent Peillon, Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Sylvia Pinel, et François de Rugy se sont affrontés pendant plus de 2 h 30 sur BFM TV, iTélé et RMC, une semaine jour pour jour avant le premier tour. 20 Minutes vous résume ce qu’il ne fallait pas rater.

Valls un peu plus attaqué

Il avait réussi cette prouesse lors du premier débat : ne pas recevoir trop de coups de la part de ses anciens collègues. Manuel Valls a davantage subi la foudre de ses concurrents ce dimanche. « La vie, ce n’est pas une ardoise magique », a raillé Vincent Peillon, en soulignant son « désaccord profond » sur l’accueil des migrants lors du quinquennat. « J’ai le sentiment que les Français étaient plus généreux que leurs dirigeants », a-t-il encore grincé. Plus tôt, Benoît Hamon avait ouvert le feu en disant « à Manuel Valls que c’est l’honneur de la France que de faire vivre ses valeurs, de les faire vivre notamment à l’égard des migrants et des réfugiés ».

Les journalistes avaient d’ailleurs appelé les candidats à délivrer des « punchlines » pour muscler les deux heures trente d’échanges.

Passe d’armes entre Montebourg et… Ferrari

On le savait depuis quelque temps, ces deux-là ne s’aiment guère. Arnaud Montebourg et Laurence Ferrari se sont accrochés en milieu d’émission. La journaliste n’a pas apprécié les propos du candidat sur Vincent Bolloré, principal actionnaire d’iTélé. « Le propriétaire de votre chaîne Mme Ferrari est allé jusqu’à détruire l’outil de travail pour empêcher le pluralisme ». Réponse sèche de l’intéressée. « Concernant la chaîne que vous avez évoquée, iTélé, elle est là, et bien là, et je la représente ce soir M. Montebourg ».

Bennahmias en roue libre

Jean-Luc Bennahmias avait prévenu : il serait beaucoup plus détendu lors du second acte. La promesse a été tenue. Le candidat du Front démocrate, centriste et écologiste, a fait rire à plusieurs reprises ses camarades avec des propos détonants. Sur le cannabis, le candidat a assuré que les consommateurs sont nombreux quel que soit le milieu social. « On ne va pas demander à chacun si vous en avez déjà fumé ! », lui lance Ruth Elkrief. « Ça m’est arrivé. OK. Pas ce soir », répond tout soutire Jean-Luc Bennahmias. Rire général en plateau.

Hollande leur fait le coup du théâtre

Vous imaginiez François Hollande en chaussons devant sa télévision pour suivre ses anciens ministres ? Pas du tout. A l’heure du débat, le président de la République, aurait été aperçu au théâtre des Bouffes-Parisiens pour assister au spectacle de Michel Drucker, en compagnie de la ministre de la Culture Audrey Azoulay. De quoi alimenter les rumeurs d’un futur soutien du président à Emmanuel Macron.

 

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