Primaire à gauche: Vincent Peillon s'en prend à Manuel Valls sur la question migratoire

DEBAT Vincent Peillon a critiqué la politique migratoire de Manuel Valls lorsqu’il était Premier ministre…

20 Minutes avec AFP

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Vincent Peillon et Manuel Valls le 15 janvier 2017 lors du deuxième débat de la primaire PS.
Vincent Peillon et Manuel Valls le 15 janvier 2017 lors du deuxième débat de la primaire PS. — BERTRAND GUAY / AFP

Après un premier débat très policé, les sept candidats à la primaire organisée par le PS ont entamé ce dimanche leur deuxième round télévisé par un volet international et un avis unanime sur la nécessité de plus d’Europe face aux Etats-Unis de Donald Trump. La discussion s’est ensuite orientée sur la réponse européenne à la crise migratoire, l’occasion d’assister à la première (petite) prise de bec entre candidats, à savoir Manuel Valls et Vincent Peillon.

Le premier « assume » la politique qu’il a menée sur l’accueil des migrants lorsqu’il était Premier ministre, estimant que l'« Histoire (lui) a donné raison », ce que son rival a contesté. « Je veux dire à Manuel Valls que quand on critique un de ses discours, on ne critique pas la France », a-t-il fait valoir.

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« L’accueil illimité, ce n’est pas possible »

« Ce que j’ai dit, non seulement je l’assume mais je pense que la France a eu raison de mener cette politique, l’Histoire nous a donné raison », a déclaré Manuel Valls lors de ce débat sur BFM TV, iTélé et RMC. « L’accueil illimité ça n’est pas possible », a-t-il encore insisté, assurant que son gouvernement avait « fait face à la crise migratoire ».

L’ancien locataire de Matignon était interrogé sur un discours tenu le 13 février 2016 à Munich, lors duquel il avait assuré que l’Europe ne pouvait « pas accueillir plus de réfugiés ». Il avait plus généralement critiqué la politique migratoire de la chancelière allemande, ce qui avait ulcéré une partie de la gauche.

« J’ai le sentiment que les Français étaient plus généreux que leurs dirigeants »

« Comment être sans cœur, sans réaction face à ce drame épouvantable, notamment en Méditerranée ? », s’est-il aussi défendu en évoquant « ces personnes, ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui se noient, qui fuient la guerre, la misère, la torture ». Il a aussi évoqué « l’honneur de la France » qui est selon lui d’avoir « sorti des gens » des campements sauvages de Calais ou Paris pour les envoyer dans des centres d’accueil.

« La vie, ce n’est pas une ardoise magique », a raillé en retour Vincent Peillon, en soulignant son « désaccord profond » sur la question, qui « a marqué ce quinquennat ». Il a également déploré que l’ancien Premier ministre ait « fait la leçon à la chancelière » sur la crise migratoire. Rappelant que Valls avait promis d’accueillir « 30.000 » réfugiés, « pas plus », Vincent Peillon a asséné que « nous sommes à 5.000 ». « J’ai le sentiment que les Français étaient plus généreux que leurs dirigeants », a grincé l’ancien ministre de l’Education en estimant que « nous devons accueillir, accueillir dans la durée ».

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