Présidentielle : Mélenchon demande aux banques françaises d’avoir « pitié du FN »

FINANCEMENT De son côté, le candidat à la présidentielle a obtenu un prêt de 8 millions d’euros…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Huma 2016.
Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Huma 2016. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA Ville : LA COURNEUVE

Jean-Luc Mélenchon est un homme heureux. Le candidat à la présidentielle a obtenu ce lundi un prêt bancaire de 8 millions d’euros pour financer sa campagne, en plus du million d’euros reçu via des dons.

« Tout va bien, je suis flambant de santé : la preuve, on me prête 8 millions que je n’ai pas », a-t-il déclaré au micro de BFMTV/RMC. Son entourage a précisé à l’AFP que cette somme était répartie en emprunts auprès de « deux banques coopératives », sans donner leur nom.

Mélenchon proche des 500 parrainages

Jean-Luc Mélenchon a précisé que le mouvement La France insoumise, créé autour de sa campagne, avait réuni par ailleurs « un million d’euros, comme ça, par petits dons ». « C’est moins que monsieur Macron, mes copains sont moins fortunés », a-t-il ironisé. L’ancien ministre de l’Economie revendiquait près de 4 millions d’euros de dons à la mi-décembre.

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Il a en outre assuré disposer de 496 parrainages dimanche soir, sur les 500 exigés pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Interrogé sur les difficultés du Front national pour emprunter de l’argent auprès d’un établissement bancaire français, le candidat a estimé cette situation « injuste ».

Problèmes de financement pour le FN

« Oui, c’est injuste, parce que, ou bien le Front national est interdit comme un parti dangereux pour la démocratie, ou bien c’est un parti qui a des élus […] comme les autres, et, dans ce cas, il n’y a pas de raison pour un banquier de faire de l’ostracisme », a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

« Je ne plaide pas pour qu’ils aient de l’argent, mais je suis d’accord pour leur en donner et dire au banquier : "Ayez pitié du FN". Alors que d’habitude vous n’avez pas de morale, ne faites pas semblant d’en avoir cette fois-ci », a-t-il ajouté.

Marine Le Pen a affirmé la semaine dernière qu’il lui manquait encore 6 millions pour financer sa campagne et qu’elle avait sollicité « des banques européennes, anglaises, américaines, russes ». « La première qui me dit oui, j’accepterai », a-t-elle indiqué.