Patrick Balkany a reconnu pour la première fois avoir détenu des comptes offshore

FRAUDE FISCALE Un revirement dans le système de défense de du député-maire de Levallois-Perret...

20 Minutes avec agence

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Le député Les Republicains Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, le 25 mai 2016
Le député Les Republicains Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, le 25 mai 2016 — PATRICK KOVARIK AFP

Pour la première fois, Patrick Balkany a admis en octobre dernier, dans le bureau du juge Van Ruymbeke, avoir détenu des comptes offshore, selon une information du Journal du Dimanche (JDD).

Il s’agit d’un revirement complet dans le système de défense du député-maire de Levallois-Perret. En janvier 2016, lors d’un précédent interrogatoire, il avait refusé de s’expliquer.

Des fonds cachés en Suisse

Mais convoqué le 5 octobre pour être mis en examen pour prise illégale d’intérêts et blanchiment de fraude fiscale aggravée, l’élu a avoué. Selon le JDD, Patrick Balkany avait eu connaissance d’investigations menées au Lichtenstein, qui l’accablaient.

Pour expliquer l’origine de sa fortune offshore, l’homme politique a admis l’existence de fonds cachés en Suisse par son père. Une information invérifiable pour la justice pour cause de prescription.

La villa Serena aussi

Le député-maire a, en outre, assuré aux magistrats que les différents comptes occultes ne provenaient « en aucune manière d’argent provenant de la corruption ou d’une quelconque activité illicite ».

Autre élément nouveau dans cette instruction, lors de cet interrogatoire, Patrick Balkany a aussi admis avoir possédé la villa Serena aux Antilles, propriété construite en 1991 sur un terrain acheté en 1989 avec les fonds suisses et revendue en juillet 2002.

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