Syrie: Le député Thierry Mariani raconte sa rencontre avec Bachar al-Assad

DIPLOMATIE Al-Assad a accusé la France de mener une politique de l’autruche, en assurant qu’elle était moins en sécurité qu’auparavant et que les deux pays avaient les « mêmes ennemis »...

20 Minutes avec AFP

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Le député Thierry Mariani a rencontré le président syrien Bachar al-Assad le 8 janvier 2017
Le député Thierry Mariani a rencontré le président syrien Bachar al-Assad le 8 janvier 2017 — STRINGER / AFP SANA / AFP

Le président syrien Bachar al-Assad est « optimiste » sur les négociations prévues fin janvier au Kazakhstan, et prêt à négocier avec une centaine de groupes rebelles, a indiqué le député français Thierry Mariani (LR) après l’avoir rencontré à Damas.

Le président syrien s’est entretenu pendant plus d’une heure avec trois députés français, Thierry Mariani (LR), Nicolas Dhuicq (LR) et Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques (ex-MoDem), qui s’étaient rendus vendredi à Alep, la deuxième ville de Syrie.

Selon Thierry Mariani, le chef de l’État syrien leur a déclaré « compter beaucoup » sur la réunion d’Astana, la capitale du Kazakhstan, où doivent prochainement se tenir des pourparlers de paix parrainés par la Russie, alliée du régime, et la Turquie, soutien de la rébellion.

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Réconciliation ?

Il a précisé être « prêt à discuter » avec 91 groupes rebelles, en excluant l’organisation de l’Etat Islamique (EI) et Fateh al-Cham, ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda.

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« Je suis suis optimiste. Je suis prêt à une réconciliation avec eux à condition qu’ils déposent les armes », a dit Bachar al-Assad, cité par le député des Français de l’étranger.

Par ailleurs, le président syrien a estimé que la Turquie était un « pays fragilisé » à cause de la politique de son président Recep Tayyip Erdogan. Il l’a accusé d’avoir mis sous les verrous « plus de prisonniers politiques que tous les pays arabes réunis ».

Erdogan reste un « islamiste », selon Assad

Selon Thierry Mariani, le président syrien a déclaré ne pas pouvoir faire confiance à son homologue turc, qui reste un « islamiste ».

Il a en outre accusé la France de mener une politique de l’autruche, en assurant qu’elle était moins en sécurité qu’auparavant et que les deux pays avaient les « mêmes ennemis », a précisé le député.

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Interrogé sur les exactions commises par le régime, Bachar al-Assad a répondu qu’il n’y avait pas de guerre propre et reconnu qu’il y avait « des exactions de tous les côtés ». « Il y a eu probablement des erreurs du côté gouvernemental. Je les regrette et je les condamne », a-t-il dit selon Thierry Mariani.

Concernant une possible remise en cause par la nouvelle administration américaine de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, Bachar al- Assad a déclaré « croire au pragmatisme » du président élu Donald Trump.

Thierry Mariani et deux autres députés, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle, s’étaient rendus vendredi à Alep, récemment reconquise par le régime où ils ont passé le Noël arménien « en solidarité avec les chrétiens d’Orient ». Samedi, ils ont dû attendre plusieurs heures à l’aéroport avant de repartir vers Damas en raison de la chute d’obus, a indiqué une source parlementaire.