Primaire de la gauche : Valls largement en tête, devant Montebourg et Hamon

OPINION L’ex-Premier ministre remporterait les deux tours de la primaire tandis que Vincent Peillon finirait quatrième, selon un sondage publié ce jeudi…

M.P.

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Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon le 27 novembre 2013 à Madrid
Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon le 27 novembre 2013 à Madrid — Gérard Julien AFP

Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, voilà l’ordre d’arrivée du premier tour de la primaire de la gauche, si l’on en croit un sondage Harris Interactive pour FranceInfo, publié ce jeudi.

Forte dynamique en faveur de Benoît Hamon

L’ex-Premier ministre serait très largement en tête avec 43 % des intentions de vote, tandis qu’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon se disputeraient la qualification au second tour avec respectivement 25 % et 23 % d’intentions de vote.

La dynamique semble en faveur de l’ex-ministre de l’Education nationale, qui gagne 11 points par rapport à la précédente enquête, contre seulement + 3 pour Arnaud Montebourg, tandis que Manuel Valls accuse une baisse de 2 points.

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Vincent Peillon, qui se voyait comme le point d’équilibre des socialistes, entre des candidats un peu trop à droite ou un peu trop à gauche, ne séduirait que 7 % des sondés. Sylvia Pinel (2 %), François de Rugy (1 %) et Jean-Luc Bennahmias (0,5 %) ferment la marche.

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Attention à la bulle sondagière

Au second tour, c’est Manuel Valls qui l’emporte face à son ancien ministre de l’Economie, avec 55 % des voix. Plus étonnant, cette étude montre que Manuel Valls est le candidat préféré des sympathisants socialistes (57 % d’intentions de vote) tandis que ceux qui se déclarent de gauche mais non socialistes ne lui accordent que 12 % d’intentions de vote.

Tout l’inverse de Benoît Hamon, qui est plébiscité par 45 % des non-socialistes, avec un bond spectaculaire de 26 points par rapport à la dernière enquête, alors que les adhérents PS ne seraient que 17 % à voter pour lui.

Pas de quoi pavoiser toutefois pour Manuel Valls, qui doit avoir en tête la bulle sondagière d’Alain Juppé, d’autant que l’échantillon du sondage n’est pas forcément représentatif, puisque l’enquête a été réalisée selon la méthode des quotas auprès de 6 245 personnes, dont 478 inscrites sur les listes électorales déclarant qu’elles iraient certainement voter à la primaire.

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