Primaire de la gauche: Guy Bedos dément puis finalement accepte de présider le comité de soutien d’Arnaud Montebourg

PRESIDENTIELLE Le candidat socialiste a présenté un organigramme pléthorique de près de 80 personnes…

20 Minutes avec AFP

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Guy Bedos aux côtés d'Arnaud Montebourg, début décembre.
Guy Bedos aux côtés d'Arnaud Montebourg, début décembre. — RYAD KRAMDI

C’est « la dernière ligne droite ». Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de gauche, a dévoilé ce lundi son organigramme de campagne. Et, parmi ses soutiens, le comédien et humoriste engagé, Guy Bedos. Selon Arnaud Montebourg, l’artiste aurait pris la tête de son comité de soutien.

Seulement voilà, quelques heures après cette annonce, l’humoriste a démenti l’information. « On en a discuté, j’en ai plaisanté avec lui mais je ne veux pas avoir de rôle officiel en politique », a déclaré Guy Bedos. « Je lui ai même dit que je serais président avant lui. Je vais voter pour lui, je le soutiens, mais je ne veux pas de rôle officiel en politique », a insisté l’artiste, qui s’était rendu en Algérie avec Arnaud Montebourg à la mi-décembre.

Guy Bedos aurait néanmoins expliqué à RTL accepter le rôle qui lui a été confié car il « ne veut pas gêner » Arnaud Montebourg, précisant qu'il « l’aime beaucoup ».

Mais aussi Chevènement, Lienemann…

Au côté de l’humoriste, un organigramme pléthorique de près de 80 personnes, parmi lesquelles Jean-Pierre Chevènement, Pierre Dubreuil en charge du projet Nouvelle Europe, Marie-Françoise Bechtel pour la laïcité, Marie-Noëlle Lienemann qui a renoncé à sa propre candidature, Jérôme Guedj, en tant que porte-parole, Emmanuel Maurel, représentant politique auprès de la gauche et des syndicats et Bertrand Vasnier aux relations avec le PS.

Arnaud Montebourg a aussi rappelé avoir été rejoint par Valentin Przyluski, un des fondateurs du collectif citoyen La Plateforme qui s’était éloigné ces derniers mois. D’autres anciens de Bercy comme l’économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, Mathieu Plane, font partie de l’équipe. Le candidat a également cité l’ancien chef du parquet antiterroriste Michel Debacq sur le thème de la lutte contre le terrorisme, et l’ambassadeur Loïc Hennekinne.

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« Les meetings, nous, on les a déjà faits, les salles sont combles depuis maintenant plusieurs mois », a ajouté Arnaud Montebourg, annonçant qu’il n’en tiendrait plus qu’un seul, le 18 janvier, à Paris. Entre-temps, il a prévu des déplacements notamment en Ile-de-France sur les questions écologiques et de sécurité, et des « retours sur le terrain, dans la rue certainement, au milieu des Français, pour obtenir leurs réactions », au lendemain de chacun des trois débats télévisés prévus (12, 15, 19 janvier).