Vœux de François Hollande: Mises en garde contre Le Pen, Fillon et la «dispersion»

ELYSEE Le président de la République a évoqué la présidentielle et ses enjeux lors de ses vœux aux Français ce samedi soir...

20 Minutes avec AFP

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Le président François Hollande, lors de ses vœux télévisés aux Français, le 31 décembre 2016.
Le président François Hollande, lors de ses vœux télévisés aux Français, le 31 décembre 2016. — AFP

Après « Moi président », après « Nous sommes la France », une fois encore, François Hollande a fait passer son principal message via une anaphore. Dans ses derniers vœux aux Français, ce samedi soir, le président de la République a multiplié les mises en garde contre une victoire du Front national à la présidentielle, mais aussi contre le programme de François Fillon et la dispersion de la gauche.

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« Il y va de… »

« Dans à peine cinq mois, vous aurez, mes chers compatriotes, à faire un choix. Il sera décisif pour la France. Il y va de son modèle social auquel vous êtes attachés car il garantit l’égalité de tous face aux aléas de la vie et notamment la santé, il y va de ses services publics, essentiels, et notamment l’école de la République, là où beaucoup se joue », a dit le chef de l’Etat dans une allusion claire à François Fillon, qu’il a appelé à ne pas « brutaliser la société ».

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Mais, dans le scrutin présidentiel, il y va surtout « de nos valeurs », a insisté François Hollande. « La France, elle est ouverte au monde, elle est européenne, elle est fraternelle. Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, réduit à son seul marché intérieur, revenant à sa monnaie nationale et en plus, en plus, discriminant ses enfants selon leurs origines », a-t-il souligné sans citer toutefois le parti de Marine Le Pen. « Mais ce ne serait plus la France ! », a lâché le président.

« Ce que nous croyons acquis (...) devient vulnérable »

« En cette fin d’année, ce que nous croyons acquis, parfois pour toujours, la démocratie, la liberté, les droits sociaux, l’Europe et même la paix, tout cela devient vulnérable, réversible. On l’a vu au Royaume-Uni avec le Brexit et aux Etats-Unis lors de l’élection du mois de novembre. On le voit sur notre continent, à travers la montée des extrémismes », a-t-il mis en garde.

S’adressant aussi à son propre camp, une gauche aujourd’hui très divisée, François Hollande, qui a renoncé il y a tout juste un mois à briguer un second mandat, a appelé à « écarter la dispersion de certaines de nos forces politiques qui entraînerait d’ailleurs leur élimination » au soir du premier tour de la présidentielle.

« Mais c’est vous, quoi qu’il arrive, qui aurez le dernier mot. C’est pourquoi votre responsabilité est aussi grande », a-t-il lancé aux Français.