Primaire à gauche: Loi Travail, hôpitaux, renseignement... Montebourg dévoile son programme

PRESIDENTIELLE L'ancien ministre de l'Economie a mis en ligne ce mardi des propositions clairement ancrées à gauche...

20 Minutes avec AFP

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Des affiches d'Arnaud Montebourg pour la primaire du PS, le 19 décembre 2016, à Paris.
Des affiches d'Arnaud Montebourg pour la primaire du PS, le 19 décembre 2016, à Paris. — SIPA

Demandez le programme ! Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, a mis en ligne ce mardi ses propositions pour la présidentielle 2017.

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L’ancien ministre de l’Economie en égrène « plus de soixante-dix » sur son site de campagne, surlignant « 20 propositions clés ». Ce programme pourra encore s’étoffer, précise son entourage à l’AFP, alors qu’il n’y a par exemple aucune proposition sur la culture.

« Abroger la loi Travail »

Première proposition ancrant clairement le projet d’Arnaud Montebourg à gauche : « mettre fin à l’austérité aveugle, abroger la loi Travail et lancer un grand plan de relance de 30 milliards d’euros pour soutenir la croissance économique ».

En lançant sa campagne le 21 août, le candidat avait d’abord affirmé vouloir « renégocier » la loi Travail, avant de rectifier le tir à l’occasion d’un déplacement à Florange (Moselle).

« Rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat »

Arnaud Montebourg précise certaines propositions : il veut ainsi « rendre 800 euros par an de pouvoir d’achat aux Français par une baisse de la CSG », « encadrer les salaires des patrons en les obligeant à augmenter les salaires de leurs employés s’ils souhaitent augmenter le leur », « proposer à chaque Français l’accès à une mutuelle publique à 10 euros par mois » ou « dédoubler les classes du CP au CE2 ».

Il en met d’autres sur la table, comme la création de 5.000 postes dans les hôpitaux, et l’établissement d’un « plafonnement légal des tarifs des actes prothétiques et des soins les plus courants ».

Autres nouveautés : la création d’un parquet national antiterroriste (idée empruntée à la droite et rejetée par le procureur de Paris François Molins) et celle d’un « service de renseignement de proximité ».

En matière écologique, Arnaud Montebourg se dit favorable à l’instauration d’une « taxe carbone aux frontières de l’Europe », et rappelle son opposition aux gaz de schiste. Dans le domaine nucléaire, il entend « laisser le choix de fermeture ou non des centrales nucléaires à l’Autorité de sécurité nucléaire », comme il l’avait déjà expliqué mi-décembre.

« Référendum sur une nouvelle République »

L’ancien ministre reprend aussi à son compte des propositions de François Hollande en 2012, comme la promulgation d’une « grande loi de séparation bancaire », et l’instauration du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales.

En matière institutionnelle, l’ancien ministre rappelle son souhait de proposer « dès l’été 2017 » un « référendum sur une nouvelle République », de « créer un statut de lanceurs d’alerte protecteur » ou de « permettre aux citoyens de saisir la Cour régionale des comptes ».