Primaire à gauche: L'eurodéputé Edouard Martin déclare son soutien à Benoit Hamon

PRESIDENTIELLE L'eurodéputé et ancien syndicaliste CFDT du site d'ArcelorMittal à Florange se reconnaît mieux dans le programme de l'ex-ministre que dans celui des autres candidats à la primaire de gauche...

20 Minutes avec AFP
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Le 16 avril 2013. Portrait d'Edouard Martin. // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES
Le 16 avril 2013. Portrait d'Edouard Martin. // PHOTO : V. WARTNER / 20 MINUTES — VINCENT WARTNER / 20 Minutes

 «Benoît Hamon n'est pas le vilain gaucho qui est contre tout», affirme Edouard Martin, lundi dans un entretien à  Libération.

L'eurodéputé et ancien syndicaliste CFDT du site d'ArcelorMittal à Florange (Moselle)  a décidé de soutenir Benoit Hamon à la primaire de la gauche, dévoile-t-il. «Son programme me touche. Il me correspond le mieux. Benoit souhaite donner plus de place à la société civile, il ne tombe pas dans le débat hypocrite sur le cannabis qu'il veut légaliser», explique l'ancien syndicaliste, qui dit avoir vu en Benoit Hamon «un homme qui connait ses dossiers et qui a une vision pour la France: le partage du travail, le revenu universel et la place des citoyens dans une démocratie».

Il fait partie des déçus d'Hollande

Edouard Martin, qu'on disait proche d'Arnaud Montebourg, dont il affirme qu'il «a fait le job sur le dossier» Florange, estime que Hamon est «plus pro-européen et moins souverainiste» que l'ancien ministre de l'Economie.«Mais je n'ai aucun grief contre Montebourg», assure-t-il. «Si demain Arnaud se retrouve face à Valls au second tour, je n'hésiterai pas un instant à le rejoindre», dit-il.

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Interrogé sur le quinquennat de François Hollande, il déplore un quinquennat «dominé par le flou».

«On n'a jamais su où le président voulait nous emmener. Dès son arrivée au pouvoir, il y a eu un matraquage fiscal car les finances étaient dans le rouge et qu'il fallait rembourser la dette. Et ça personne ne l'a compris car il n'avait pas été élu pour ça» dit-il. François Hollande «aurait dû s'adresser aux Français de manière claire et expliquer les choses», ajoute-t-il.