Montebourg veut « l’entrée au Sénat de citoyens tirés au sort »

ELECTION Le candidat à la primaire de la gauche détaille son projet dans « Le Parisien-Aujourd’hui en France »...

20 Minutes avec AFP

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Le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg
Le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg — JOEL SAGET / AFP

Un projet inspiré d’un « socialisme incarné de façon contemporaine tant par Dominique Strauss-Kahn que par Jean-Pierre Chevènement ». Voilà comment Arnaud Montebourg, un des sept candidats à la primaire de la gauche, vante ce dimanche son projet dans Le Parisien-Aujourd’hui en France.

« Mon projet se situe au cœur des différentes gauches, la gauche sociale, la gauche du travail – je suis favorable à l’abrogation de la loi El Khomri – la gauche des valeurs, la défense des libertés publiques, de la laïcité », explique l’ex-ministre, qui se dit aussi « favorable à la gauche entrepreneuriale ». « J’ai dit que mon projet était socialiste mais pas seulement. Il est aussi d’inspiration gaulliste, écologique, républicaine », décrit Montebourg.

Contre la « dépénalisation du cannabis »

Celui qui a été ministre entre 2012 et 2014 estime en outre que « la nouvelle génération de gauche a été brûlée par ce quinquennat ». « Elle va désormais pouvoir se porter vers le futur, sans oublier les actes des uns et des autres », veut-il croire. Pour lui, « il ne faudrait pas que le candidat qui affrontera François Fillon soit un candidat social-libéral ».

Montebourg déplore aussi ne pas encore connaître « ni le programme de Vincent Peillon ni celui de Manuel Valls ». « Et je désapprouve au moins un point important du programme de Benoît Hamon, c’est la dépénalisation du cannabis », ajoute Montebourg.

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Parmi ses propositions figurent la réduction de moitié du nombre de parlementaires et l’instauration de l’élection d’une « fraction de l’Assemblée nationale à la proportionnelle ». Il propose également « l’entrée au Sénat de citoyens tirés au sort sur les listes électorales, un par département ». Montebourg veut aussi « reprendre le contrôle de l’administration », s’il est élu, en demandant la démission des directeurs d’administrations centrales « à l’arrivée du nouveau ministre ».

Un plan de relance de 30 milliards

Sur le plan social, l’ex-ministre vise le plein-emploi. « Si c’est pour inverser les courbes… ce n’était pas la peine de nous déranger », relève-t-il. Il mise sur des « plans de relance », dont un de 30 milliards d’euros sur les trois premières années.

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En matière d’éducation, il souhaite « concentrer les efforts, pour commencer, sur la tranche d’âge scolarisée en CP-CE1-CE2, car les retards pris à ce moment-là par certains enfants sont quasi définitifs ». Il propose de créer un « maître des savoirs fondamentaux » qui « suive les élèves de classe en classe pendant ces trois années ».

Enfin, il souhaite l’instauration, en matière de santé, d’une « mutuelle à prix modéré qu’organiserait la Sécurité sociale elle-même ».