Présidentielle 2017: «Je ne triche jamais, je donne tout ce que j'ai», explique Macron sur sa fin de discours hurlée

ELECTION « Je n’ai pas prémédité ce geste mais l’ai vécu avec sincérité », confie-t-il…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron en meeting à la porte de Versailles, le 10 décembre 2016.
Emmanuel Macron en meeting à la porte de Versailles, le 10 décembre 2016. — PDN/SIPA

Son discours survolté avait beaucoup fait réagir. L’ex-ministre Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, est revenu ce vendredi sur sa fin de discours hurlée lors d’un meeting le week-end dernier à Paris, expliquant ne pas l’avoir préméditée. « Je ne triche jamais, je donne tout ce que j’ai », a-t-il justifié.

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« Sorti de son contexte, pour certains, cela peut sembler amusant et les détournements que j’ai pu voir m’ont bien fait rire. D’autres peuvent se dire : "Il est totalement exalté ce garçon" », commente l’ancien locataire de Bercy dans un entretien à l’hebdomadaire catholique La Vie.

Un tacle à Manuel Valls

Alors que le magazine l’interroge sur son attitude « christique », Emmanuel Macron répond : « Je n’ai pas prémédité ce geste mais l’ai vécu avec sincérité. Il y a des moments de ferveur dans la vie politique et de l’engagement qu’il faut vivre pleinement. Je ne triche jamais, je donne tout ce que j’ai. »

Dans cette interview, Emmanuel Macron s’en prend aussi entre les lignes à son rival, Manuel Valls, en affirmant ne pas croire à « la République érigée en croyance religieuse ». « Chaque individu est libre de croire de manière très intense. Je ne demande à personne d’être discret dans sa pratique religieuse, ou modéré dans ses convictions intimes », explique l’ancien ministre. Un écho aux propos tenus en août par Manuel Valls, alors Premier ministre, qui avait souhaité que l’islam « comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses ».