Listes électorales: Un jeune sur cinq ne sait pas qu’il doit s’inscrire avant le 31 décembre pour voter en 2017

#MOIJEUNE Selon une étude OpinionWay pour « 20 Minutes », les 18-30 ans ne savent pas quand et comment s’inscrire dans la commune de leur choix…

Coralie Lemke

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Un jeune sur deux ne sait pas qu'il peut s'inscrire en ligne.
Un jeune sur deux ne sait pas qu'il peut s'inscrire en ligne. — FACELLY/SIPA

Ils ne sont pas pressés… et pourtant ils devraient. Près d’un jeune sur cinq (18 %) ne sait pas qu’il ne lui reste que jusqu’au 31 décembre pour s’inscrire sur les listes électorales. Voilà le résultat d’un sondage réalisé par Opinion Way pour 20 Minutes auprès des jeunes de 18 à 30 ans*. Un chiffre qui monte à 1 jeune sur 4 (24 %) pour les jeunes qui vivent encore chez leurs parents.

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Pourtant, que ce soit pour une première inscription, un changement de bureau de vote après un déménagement ou une réinscription après une radiation, les démarches doivent être effectuées avant la fin de l’année afin de voter en 2017. Une méconnaissance qui concerne également les formalités administratives.

Paradoxalement, un jeune de 18 à 30 ans sur deux (49 %) ne sait pas qu’il est possible de s’inscrire en ligne, alors que c’est une population plutôt connectée. Un taux qui monte à 61 % pour les jeunes issus de villes de petite taille (entre 2.000 et 20.000 habitants), qui ne connaissent que la méthode par la poste et en mairie.

Responsables de leur entourage

Des jeunes mal informés mais avec un sens du devoir très développé. 68 % d’entre eux pensent que c’est leur responsabilité de sensibiliser leur entourage sur les manières de s’inscrire sur les listes électorales. Si on s’en tient aux femmes, elles sont même trois sur quatre à être de cet avis (74 %). C’est le cas de Marie, 26 ans, qui vit dans le Nord pas de Calais. « Les personnes qui ne vont pas voter ont des idées qui devraient aussi être entendues. Moi je dis à mes amis qui s’ils ne se déplacent, les extrémistes, eux, iront mettre un bulletin dans l’urne. »

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Même constat pour Ségolène, une cadre de 28 ans qui travaille à Bruxelles. « Quand Donald Trump a été élu, l’arrivée du Front national en France ne me paraissait plus si hypothétique. J’ai posté une photo de ma carte d’électeur sur Facebook pour inciter les autres à s’inscrire. » Elle qui regrette de se sentir impuissante face à la politique a réussi à convaincre sa sœur. « Elle a loupé pas mal d’élections. Mais là, ça y est, elle va recevoir sa carte. »

« Le site est quand même bien foutu »

Consciente que l’inscription sur les listes peut en rebuter plus d’un, Estelle, 26 ans et étudiante en école de commerce, insiste sur la rapidité de la démarche en ligne. « Pas mal de gens autour de moi ne le savaient pas. Et puis le site est quand même bien foutu, ce serait dommage de passer à côté. »

Surtout qu’une fois que les résultats sont promulgués, il est bien trop tard pour se faire un avis. Un argument qu’utilise Laetitia, comptable en Rhone-Alpes : « Tu ne votes pas ? Ok. Mais il ne faudra pas venir te plaindre à propos de la politique après les élections. » Avis à ceux qui tergiversent, il reste moins de deux semaines pour prendre une décision.

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Etude OpinionWay pour 20 Minutes réalisée en ligne du 13 au 14 décembre 2016 auprès d’un échantillon représentatif de 998 répondants âgés de 18 à 30 ans (méthode des quotas).

Si vous avez entre 18 et 30 ans, vous pouvez participer au projet «#MOIJEUNE», une série d'enquêtes lancée par 20 Minutes et construite avec et pour les jeunes. Toutes les infos pour vous inscrire en ligne ici.