Primaire PS: François de Rugy préfère être un «petit candidat avec un grand projet que l’inverse»

MAOUSSE COSTAUD Le candidat écolo, qui a dévoilé ce vendredi son programme, ne compte pas faire de la figuration dans cette primaire...

Anne-Laëtitia Béraud

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François de Rugy, candidat écologiste à la primaire socialiste, le 16 décembre 2016 dans son QG à Paris
François de Rugy, candidat écologiste à la primaire socialiste, le 16 décembre 2016 dans son QG à Paris — ALAIN JOCARD / AFP

« Je préfère être un petit candidat porteur d’un grand projet que l’inverse », affirme François de Rugy, président du Parti écologiste et candidat à la primaire organisée par le PS. Le député de Loire-Atlantique a présenté son programme ce vendredi, dont le premier objectif est d’obtenir une « production d’électricité à 100 % d’énergie renouvelable d’ici à 2050 ».

Entouré de la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité Barbara Pompili et de la députée Véronique Massonneau, sa directrice de campagne, le candidat a dévoilé 66 propositions concernant l’écologie, l’économie, le champ social ou encore la sécurité. Le député qui a rompu avec le parti écolo EELV en 2015 compte bien peser dans cette primaire. Et ce, malgré les supposés « commentaires humoristiques » sur sa candidature à cette primaire des 22 et 29 janvier 2017.

« Seul candidat écologiste de cette primaire »

Revendiquant le statut de « seul candidat écologiste de cette primaire », François de Rugy attend de voir les programmes de ses concurrents pour évaluer « les points de convergence avec tel ou tel candidat ». « Les débats [de janvier] entre les candidats permettront de juger sur pièce les projets ou l’absence de propositions des uns et des autres », promet-il, assurant qu’ils engendreront quelques explications de texte. Notamment avec Arnaud Montebourg : « sur l’Europe, il y a un débat fort à tenir avec Arnaud Montebourg, comme sur l’économie et l’écologie », juge le candidat. « Est-ce que l’on veut un projet ancré dans la France d’aujourd’hui, elle-même ancrée dans la mondialisation ou pas ? (…) Est-ce que l’on veut ressusciter des débats des années 70-80, d’avant même la gauche au pouvoir ? Proposer une politique économique des années 1970 pour la France de 2016 ? », s’interroge François de Rugy.

>> Toutes les propositions de François de Rugy à retrouver par ici

Des pseudo-débats

Pas de blanc-seing non plus au candidat Manuel Valls, qui selon François de Rugy ne serait aujourd’hui pas à la hauteur de l’enjeu de la primaire, avec sa proposition de supprimer le 49-3 hors textes budgétaires. « Si c’est pour avoir des pseudo-débats de 24 heures comme celui d’hier sur le 49-3, je ne rentrerai pas dedans, car on est au mieux dans l’hypocrisie. Franchement, si c’est pour s’empailler sur ça (…) ce n’est pas sérieux. Et les Français vont nous trouver complètement décalés par rapport à leur réalité », explique François de Rugy.

>> Primaire PS: Valls, Montebourg, Hamon, Peillon, Rugy… Qui sont les soutiens des candidats ?

Quant à Yannick Jadot, vainqueur de la primaire du parti écolo EELV et candidat à la présidentielle, François de Rugy affirme qu’il n’est « pas du tout dans la même démarche ». « On peut être d’accord sur les objectifs mais si on n’est pas d’accord sur la mise en œuvre, alors cela ne sert à rien », tranche le député écolo. « Un candidat à l’élection a présidentielle qui n’a pas réfléchi à comment on peut convaincre une majorité de Français, cela ne sert à rien », juge-t-il encore. « Pour moi, la première étape pour convaincre, c’est de participer à un processus qui permet de se placer dans une démarche de rassemblement. La primaire qui est incontournable ».