Primaire à gauche: Dernier jour de dépôt des candidatures

ELECTION Au final, ils pourraient être huit, dont une seule femme, sur la ligne de départ de cette compétition programmée les 22 et 29 janvier…

20 Minutes avec AFP

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Une contribution de 1 euro minimum demandée aux votants de la primaire socialiste de 2011, à Melle le 9 octobre 2011.
Une contribution de 1 euro minimum demandée aux votants de la primaire socialiste de 2011, à Melle le 9 octobre 2011. — SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA

Ce jeudi marque le dernier jour du dépôt des candidatures de la primaire à gauche. Après Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, c’est au tour de Manuel Valls et Vincent Peillon de déposer leur candidature, pour une élection expresse bouclée en six semaines.

Au final, ils pourraient être huit, dont une seule femme, sur la ligne de départ de cette compétition programmée les 22 et 29 janvier.

Gérard Filoche y sera

Le directeur de campagne de Valls, Didier Guillaume, déposera à 11h30 au siège du Parti socialiste les sésames de l’ancien Premier ministre. Ce dernier, qui a annoncé sa candidature quatre jours après le forfait de François Hollande, revendique le soutien de plus d’une centaine de parlementaires.

Peillon, entré en lice dimanche, se targue lui de l’appui d’une trentaine de parlementaires. Ses parrainages seront déposés dans « dans l’après-midi », les candidats ayant jusqu’à 18h00 dernier carat pour le faire.

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Montebourg et Hamon, en lice depuis fin août, ont déjà déposé formellement leurs candidatures. Issue comme eux de la gauche du PS, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a finalement renoncé, pour ne pas contribuer « à l’émiettement des voix ».

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Cinquième prétendant socialiste, Gérard Filoche a affirmé mercredi qu’il avait finalement bien réussi à réunir ses parrainages.

« Bal des anciens ministres »

Pour concourir, chaque candidat encarté au PS doit avoir le soutien de « 5 % des membres titulaires du Conseil national (15) » ou de « 5 % des parlementaires socialistes (19) » ou de « 5 % des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements (66) » ou encore de « 5 % des maires socialistes de villes de plus de 10.000 habitants représentant au moins 4 régions et 10 départements (10) ».

Les candidats issus des partis associés au PS au sein de la Belle Alliance populaire (BAP), comme Jean-Luc Bennahmias (UDE) ou François de Rugy (Parti écologiste), sont dispensés de ces soutiens.

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Sylvia Pinel devrait être la seule femme à participer à la primaire. Le PRG, bien que ne faisant plus partie de la BAP, s’est finalement ravisé mercredi en revenant sur sa récente décision de présenter une candidature autonome à la présidentielle. Sylvia Pinel a déposé sa candidature à 9h30 jeudi.

« Cette primaire, c’est quand même le vieux monde, c’est le bal des anciens ministres », a ironisé mercredi le candidat écologiste Yannick Jadot, pourtant l’un des premiers à avoir réclamé en début d’année une primaire incluant toute la gauche.

Un succès moindre qu’en 2011 ?

Les candidatures seront examinées par la Haute autorité des primaires citoyennes, instance indépendante qui vérifie soit qu’un parti partenaire a bien investi le candidat, soit, si le postulant est socialiste, qu’il a bien ses parrainages et qu’il est à jour de ses cotisations d’adhérent et d’élu.

Plusieurs polémiques sont nées ces dernières 48 heures autour de cette condition, visant Peillon et Montebourg.

Le premier a été épinglé par Le Canard Enchaîné pour avoir omis de verser quelque 20.000 euros de cotisations d’adhérent et d’élu. Son entourage a annoncé mercredi qu’il était désormais à jour, tout en contestant la somme.

La presse a affirmé que le second devait 80.000 euros d’arriérés de cotisations. Accusation que son équipe a « contestée formellement », dénonçant des « malveillances vallsistes ».

Les candidatures validées seront annoncées officiellement samedi à la mi-journée, avant la publication, mardi, des professions de foi sur le site internet des primaires, vrai début d’une campagne expéditive et qui plus est amputée par les fêtes de fin d’année. Les organisateurs pensent faire moins bien, en termes de participation, que la primaire de 2011 (2,6 millions au premier tour).