Primaire à gauche: Peillon a réglé ses arriérés de cotisations au PS, Montebourg «conteste» avoir du retard

ELECTION Les statuts du parti prévoient que chaque parlementaire verse mensuellement une participation au prorata de ses indemnités…

C. Ape.

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L'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon
L'ancien ministre de l'Education nationale Vincent Peillon — PATRICK HERTZOG / AFP

L'« oubli » est à présent réparé.

Le candidat à la primaire socialiste Vincent Peillon était pointé du doigt dans le Canard enchaîné, en kiosques ce mercredi, pour avoir omis de payer au PS ses cotisations d’adhérent et d’élu. Pas moins de 19.500 euros, tout de même. Les statuts du parti prévoient que chaque parlementaire verse mensuellement une participation au prorata de ses indemnités, rappelle LCI, qui souligne que l’intéressé n’a pas démenti l’information.

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Pas de « boules puantes »

L’ancien ministre de l’Education, avait d’ailleurs assuré que « s’il y a (vait) des cotisations à mettre à jour, (il) les mettrait à jour » avant jeudi, et a appelé chacun à ne pas tomber dans un « échange de boules puantes ».

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Et Vincent Peillon, qui dit vouloir « un beau débat d’idées » d’avertir ceux qui auraient pu se servir de ces informations contre lui : « Faites attention, cela juge plutôt ceux qui emploient ce genre d’arguments. »

Arnaud Montebourg, également épinglé, conteste

Mais du côté d’Arnaud Montebourg, les comptes ne seraient pas encore à l’équilibre. Le Huffington Post affirme que l’ancien ministre du Redressement productif doit pas moins de 30.000 euros au parti. L’ancien député de Saône-et-Loire n’aurait réglé que 45 euros par an entre 2007 et 2012, tandis que les parlementaires socialistes doivent en moyenne verser au parti 6.000 euros par mois.

Dans un communiqué, Arnaud Montebourg « conteste formellement devoir la moindre somme au Parti socialiste » et « regrette la malveillance de telles fausses dénonciations, qui jettent une inutile suspicion. Celles-ci risquent de faire diversion et d’affaiblir un débat politique qui se doit d’être à la hauteur des graves difficultés du pays et du danger d’une droite au programme d’une dureté inédite », déclare le candidat à la primaire de gauche.