Présidentielle: Sous le feu des critiques, Fillon rétropédale sur l’assurance maladie

ELECTION « Mon objectif est de sauver notre système de santé », a déclaré le candidat de la droite et du centre à la présidentielle…

20 Minutes avec AFP

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François Fillon, vainqueur de la primaire à droite, le 27 novembre 2016 à Paris.
François Fillon, vainqueur de la primaire à droite, le 27 novembre 2016 à Paris. — CHINE NOUVELLE/SIPA

François Fillon adoucit son programme, ou du moins, tente de se montrer plus rassurant. Le candidat de la droite pour 2017 a affirmé ce lundi qu’il n’entend pas « privatiser l’assurance maladie », qui « continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui », dans une tribune au Figaro.fr publiée ce lundi.

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« La situation de notre système de santé est inquiétante et ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni et la démagogie. Mon objectif est de sauver notre système de santé qui fut l’un des meilleurs au monde et qui doit le redevenir », écrit-il dans cette tribune intitulée « ce que je veux pour la Sécurité sociale ».

« Elle continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui et même mieux […] »

« J’entends réaffirmer le principe d’universalité dans l’esprit des ordonnances de 1945. L’assurance-maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins dont le médecin généraliste est l’acteur clé » et « elle continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires », défend-il.

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« Mes adversaires s’érigent en défenseurs de notre modèle social mais ils en sont, en réalité, ses fossoyeurs » car « ils refusent de voir que ce modèle craque de toutes parts, que le chômage, la pauvreté et les injustices se propagent, que les déficits menacent la solidarité nationale », estime le député de Paris.

Une pétition des médecins pour préserver la Sécu

La ministre de la Santé Marisol Touraine a très vite réagi sur Twitter, attaquant de plus belle le projet. « Non seulement vous ne renoncez pas à votre projet de déremboursement du » petit risque « mais pire encore, à travers une pseudo » agence de régulation «, vous faites entrer les assureurs privés dans le pilotage de la Sécu. Dans quel but, sinon leur confier des remboursements que vous retirez à l’assurance maladie ? »

Plus de 200 personnes, essentiellement des médecins, ont par ailleurs signé ce lundi une pétition appelant les candidats à la présidentielle à préserver le « niveau actuel de remboursement des soins » par la Sécurité sociale. « Nous demandons au futur président de la République de garantir pour le prochain quinquennat le niveau actuel de remboursement des soins par la Sécurité sociale », écrivent les signataires de la pétition mise en ligne dimanche sur le site change.org.

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François Fillon avait plaidé durant la campagne de la primaire pour une prise en charge par la Sécu des seuls gros risques, les petits étant remboursés par les mutuelles ou assurances privées.